Chronique de "Teenage Head" - The Flamin' Groovies - 1971
Au commencement était le groove. Les petits malins ayant bien assimilé ce postulat de départ n'ont pas mis longtemps à comprendre que pour retenir l'attention des filles, il fallait les faire
danser. Et dans le genre, avec "Teenage head" les Flamin' Groovies s'y employaient comme personne pour mettre le feu aux pistes moites des clubs de San Francisco, sans boucle rythmique, ni sample synthétique, ni "surround bass" ni aucun autre de ces grossiers artifices destinés à remuer le cul.
Normal, on est en 1971, on branche juste le jack, on lance le tempo et place à l'électricité pure. Ca joue nerveux et saignant, ça tripote du blues (la reprise du "32-20" de Robert Johnson), ça rockabillyse à l'occasion ("Evil hearted Ada", ou comment racoler ses clientes grimé en Elvis complètement trippé) et certains morceaux, comme le très country "City light", seraient à l'honneur sur "Exile on main street" ou "Sticky fingers" (sorti en 71, lui aussi) des Rolling Stones.
Passé l'ultime morceau, "Whiskey woman", les lascars nous abandonnent trop vite sur le bas-côté : le bitume fume et le corps pantelant et malmené en redemande. Heureusement, la réédition CD 2004 est agrémentée de sept bonus dont cinq jouissives reprises, des ultra-classiques des tables de la loi du rock&roll : "Shakin' all over" de Johnny Kidd, "That'll be the day" de Buddy Holly, "Louie Louie" de Richard Berry & The Pharaos, "Walkin' the dog" de Rufus Thomas et "Carol" de Chuck Berry. Rien de moins !
Réécouter les Flamin' Groovies aujourd'hui, c'est aussi et surtout s'offrir le luxe de pouvoir encore emmerder ses voisins, ses parents ou ses enfants en le jouant en boucle, à volume maximum. Ca vous rappelle quelque chose ? On est là pour quoi déjà ?
Morceau qui Tue
Whiskey woman
Pour se faire une idée, une vidéo des Flamin' déflorant le classique "Roll over Beethoven"
Article via Sefronia (c)
danser. Et dans le genre, avec "Teenage head" les Flamin' Groovies s'y employaient comme personne pour mettre le feu aux pistes moites des clubs de San Francisco, sans boucle rythmique, ni sample synthétique, ni "surround bass" ni aucun autre de ces grossiers artifices destinés à remuer le cul.Normal, on est en 1971, on branche juste le jack, on lance le tempo et place à l'électricité pure. Ca joue nerveux et saignant, ça tripote du blues (la reprise du "32-20" de Robert Johnson), ça rockabillyse à l'occasion ("Evil hearted Ada", ou comment racoler ses clientes grimé en Elvis complètement trippé) et certains morceaux, comme le très country "City light", seraient à l'honneur sur "Exile on main street" ou "Sticky fingers" (sorti en 71, lui aussi) des Rolling Stones.
Roy Loney au chant ne recule devant aucune roublardise : il crache ses mots comme une petite frappe des bas-fonds, tandis que Cyril Jordan besogne à la slide guitar, un scalpel à la main. Quand ils feignent d'adoucir le propos, c'est pour mieux nous tendre un nouveau traquenard suintant la rage adolescente. Et nous, victimes consentantes et naïves, d'y replonger tête la première, les yeux fermés...
The Flamin' Groovies: le gang de la rue squatte le Marquee
Passé l'ultime morceau, "Whiskey woman", les lascars nous abandonnent trop vite sur le bas-côté : le bitume fume et le corps pantelant et malmené en redemande. Heureusement, la réédition CD 2004 est agrémentée de sept bonus dont cinq jouissives reprises, des ultra-classiques des tables de la loi du rock&roll : "Shakin' all over" de Johnny Kidd, "That'll be the day" de Buddy Holly, "Louie Louie" de Richard Berry & The Pharaos, "Walkin' the dog" de Rufus Thomas et "Carol" de Chuck Berry. Rien de moins !
Réécouter les Flamin' Groovies aujourd'hui, c'est aussi et surtout s'offrir le luxe de pouvoir encore emmerder ses voisins, ses parents ou ses enfants en le jouant en boucle, à volume maximum. Ca vous rappelle quelque chose ? On est là pour quoi déjà ?
Morceau qui Tue
Whiskey woman
Pour se faire une idée, une vidéo des Flamin' déflorant le classique "Roll over Beethoven"
Article via Sefronia (c)
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