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Chtif mange beaucoup plus de disques que de raison et en déglutit pas mal de chroniques

Grands crus, piquettes moisies, vieilles recettes de grand-mère ou bizarreries post-modernes se succèderont ici sans distinction ni sectarisme, au rythme du mange-disques uniquement.

Et s'il vous reste une petite place pour le digestif, il y aura aussi quelques petites revues bds et bouquins, histoire de pas partir la bouche sèche.     

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 Radio Chtif

 

 

free music

Nouvelle Radio !
Lisez les articles en découvrant un extrait !

 


Brèves de comptoir


8 juin 2009

 


Un (gros) clin d'oeil vers le site d'un photographe espagnol rencontré sur la route : Marcos Garcia.

Ce gars-là parcourt le monde entier et en revient à chaque fois avec des images à tomber par terre. Couleurs, composition... on est pas loin du génie, et je pèse mes mots.

(Bon, là, j'ai mis un punk parce que j'aime bien Camden Town, mais que ça soit un portrait indien, sénégalais ou laossien, c'est toujours aussi bon.)



Suerte, Marcos.



13 Mai 2008

Juste un petit coup d'auto-promo pour une chose sans grande importance :

Small Shots

  Et pour les amateurs de n'importe quoi :

Ned et Frico




 

Pour lire toutes les Brèves de Comptoir, c'est ici !

 

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Every song tells a story

Jeudi 17 août 2006 4 17 /08 /2006 00:19

Voici le premier chapitre d'une nouvelle catégorie venant étoffer un peu ce blog: "Every song tells a story" (merci à Rod Stewart pour l'emprunt). Bon, le principe est pas nouveau, c'est un peu celui des "Playlists" ou autre "chanson de la semaine", il s'agit juste de parler d'une chanson qui squatte mes enceintes depuis plusieurs jours, juste afin de pouvoir m'en dégoûter une bonne fois pour toute et enfin passer à autre chose !

Ah, du coup, il se peut, comme aujourd'hui, que je mette une chanson en écoute, alors évidemment, je ne me fais aucune thune sur son dos, et elle n'est là qu'à titre informatif, et si quelqu'un pas content etc etc... Messieurs les censeurs, vous commencez à nous les casser.


On inaugure avec la chanson "Baby blue" des 13th Floor Elevators, enfin, disons plutôt interprétée par les 13th Floor Elevators puisqu'à l'origine c'est Bob Dylan qui composa, sous le titre "It's All Over Now, Baby Blue", cette douloureuse et amère chanson de rupture. Le morceau, qui achevait l'album "Bringing it All Back Home" en 1965, devint l'un des classiques de clôture de concert du Zim. On pense que Dylan l'écrivit en pensant aussi bien à Gene Vincent (auteur d'une autre "Baby blue") qu'à Paul Clayton, chanteur folk de ses amis, qui tomba d'une fenêtre en plein trip de LSD.

On retrouve en vidéo une version live de ce morceau en 1965.

 

La chanson est reprise très rapidement par Joan Baez et les Byrds, puis en 1966 par les Them, sur l'album "Them again". De façon troublante, Van Morrison sonne presque comme Jagger, et agrémente cette superbe version d'un Mellotron pluvieux. Ce n'étaient que les premiers d'une longue série. Le site encyclopédique bjorner recense une bonne centaine de versions différentes, enregistrées par des groupes aussi différents que le Chocolate Watchband (très bonne version avec flûte sur l'album "The inner mystique" en 1967), The Grateful Dead, Little Bob Story, Echo & the Bunnymen ou Falco... Entre autres bizarreries, on relève cette adaptation émo-indus de Hole (pas celui de Courtney Love...) pour le film "The Crow 3".


Mais la reprise que l'on préfère aujourd'hui est bien celle des haut-perchés 13th Floor Elevators sur leur deuxième album "Easter everywhere". Les claviers et mellotron habituels ont disparu du morceau pour laisser place à un entrelac de deux guitares totalement bouleversant. Toutes deux sont les vrais protagonistes de la chanson, l'une aérienne, l'autre rampante, qui se tournent autour, se rabibochent puis se détachent. Par dessus, Roky Erickson est en état de grâce, tellement triste mais résolu à rompre. Déjà ailleurs (même la "jarre", instrument récurrent du groupe est ici absente), il s'efface pudiquement devant les cordes en final.


Cliquez ici pour écouter "Baby blue" des 13th Floor Elevators.

 

En bonus, la vidéo inestimable de "You're gonna miss me" , le premier tube de nos amis du 13th Floor.

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Vendredi 15 septembre 2006 5 15 /09 /2006 01:57

Le père Lester écrivit, un jour de grande lucidité :

"J'ai fini par comprendre que la nullité était le plus authentique critère du rock'n roll, que plus le boucan était primitif et grossier, plus l'album serait marrant, et plus je l'écouterais longtemps."

(c'était déjà marqué en haut de la page, mais ça ne fait pas de mal d'en resservir une petite louchée)

S'il fallait un jour trouver parfaite illustration pour cette maxime définitive, il serait maladroit d'aller chercher plus loin que "Nobody but me" des Human Beinz. Comme trois-quart des groupes des années 60, les Human Beinz (initialement Beingz, le "g" s'étant perdu en chemin dans les couloirs de sa maison de disques) étaient des champions de la reprise. Leur répertoire piochait allégrement chez les Them, Dylan, Who et consorts, tous les grands compositeurs de l'époque. C'est bien inspirés qu'ils allèrent loucher en 1967 du côté de la soul infernale des Isley Brothers. Leurs compatriotes black de l'Ohio avaient en effet sorti quatre ans plus tôt cette chanson "scat" ultra dansante et gorgée de cuivres fous déclamant en substance et avec fierté : "laisse-moi te dire une chose, bébé, personne ne danse comme moi".

S'emparant du morceau, les Human Beinz bidouillent un peu l'agencement des parties et revisitent les paroles pour finalement pondre un texte aussi idiot que magnifique, dont l'essentiel réside dans ces quelques mots :

Nobody can do the Shing-a-ling like I do
Nobody can do the Skate like I do
Nobody can do Boogaloo like I do
Nobody can do Philly like I do


La chanson démarre sur une espèce de corne de brume aussi révélatrice que le brâme d'un cerf, et s'embarque dans une pléïade nerveuse de "no no no" (100 fois "no", et 46 fois "nobody", plus précisément, un malade s'est amusé à compter). Outre le fait de proposer une rythmique absolument jouissive et imparable, la grosse affaire du morceau réside dans ce "Boogaloo", sorte de formule magique beuglée par des Human Beinz rendus crétins par leur période de rut. On a beau savoir que le boogaloo est un style et une danse mixant R&B black et mambo latino, il paraît évident que nos amis avaient tout autre chose en tête. Eddy Mitchell avait son boogie-woogie, les Human Beinz leur Boogaloo. A la fin du morceau, les Beinz, à bout, percutent des bouteilles de Coca les unes contre les autres pour interpeler la femelle...


"Nobody but me" est l'archétype de la chanson idiote, et par conséquent c'est un très grand morceau. On pourra la retrouver sur le premier de leurs deux albums, ou plus judicieusement, sur le coffret "Nuggets", valeur sûre de chez Rhino. Il paraît aussi que Tarantino l'a utilisé pour la BO de "Kill Bill", ce qui devrait suffire en soi à relancer l'esprit du "Boogaloo" pour quelques décennies.

Et bien sûr, les deux versions, celle des Isley Brothers et des Human Beinz sont en écoute dans la radio.

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Mercredi 15 novembre 2006 3 15 /11 /2006 20:44

On pourrait appeler ça les Douze Travaux de Turbonegro.

1) Sortir le meilleur album punk-rock de la fin 90's ("Apocalypse Dudes"), tout en clamant  la suprématie gay tendance verre pilé-moustaches-SM.

2) Tenir plus de 15 ans malgré des changements de line-up incessants, une vie de débauche revendiquée et un chanteur en demi-pension à l'HP du coin.

3) Relancer la mode des couvre-chefs Village Peopliens (casque, haut-de-forme, Stetson, ou béret de marin...).

4) Rameuter aux quatre coins du monde un escadron de fans alccoliques, déjantés et ultra-dévoués sous le nom de Turbojugend.

5) Ecrire un jour  "I ain't no architect, ain't got the intellect" (morceau "Selfdestructo Bust")

6) Se faire sponsoriser par une marque de jeans en la jouant au culot : "on est un groupe de rock, on va devenir énorme, filez-nous de la thune."

 


7) Exiger après les concerts d'être payé en liasses de billets dans des sacs poubelles.

 

 

 


8) Pousser le mauvais goût jusqu'à chanter "I got erection" en se plantant un feu de bengale dans le derrière.

9) Réussir le plus mauvais jeu de mot du monde pour intituler son dernier coffret : "Small Feces".

10) Conserver son statut de légende scénique malgré deux derniers albums bien foirés, et une orientation musicale douteuse (le single "Fuck the world", très MTVisé).

11) Détourner le sigle de la Symbionese Liberation Army (une organisation terroriste d'extrême gauche) pour en faire son logo.

12) Le Deathpunk n'existait pas, il fallait l'inventer. Merci à eux de s'y être collé.


Morceau emblématique des norvégiens, "Get it on" est une synthèse de tout ce que le rock peut  produire de plus excitant : un mix entre le rock pied au plancher d'ACDC, le hard d'Alice Cooper  et une guitare à la Uli John Roth à se faire tatouer le membre illico. Le clip a la classe ultime : du rouge à lèvres, une vieille caisse, une fille balafrée juchée sur canasson, et un Euroboy (soliste) limite autiste sous son chapeau de cow-boy... A consommer sans modération dans la Radio et en Vidéo !



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Jeudi 30 novembre 2006 4 30 /11 /2006 01:08
Quels sont les points communs entre Dolly Parton et Diam's ?















Bon, côté look, déjà, ça pêche,  et pourtant...

Toutes deux découvrent leur vocation à 12 ans : la première dans les gospels d'une église du Tennessee, où son grand-père prêche la bonne parole, l'autre avec Dr Dre dans la banlieue d'Orsay. L'une est fille unique et trouve refuge chez ses copains des cités, l'autre a vécu la misère bien crasseuse des familles trop nombreuses.

Si Diam's milite pour les cause des femmes, Dolly a subi toute sa vie des quolibets sur son tour de poitrine démoniaque. Russ Meyer désespéra de ne pouvoir l'engager dans un nouveau Vixen, et même le premier mouton transgénique s'appelait Dolly parce qu'on le clona à partir d'une cellule mammaire. Remarquez, la chanteuse country s'en est plutôt sortie avec humour : "J'aurais bien foutu le feu à mes nichons dans les années 60, mais les pompiers auraient mis trois jours à maîtriser l'incendie".

Mais le plus étonnant reste que les deux chanteuses ont connu le succès à grande échelle avec quasiment la même chanson : "Jolene" pour Dolly Parton en 1974, et "DJ" pour Diam's presque trente ans plus tard. Certes les moeurs et les modes d'expression ont changé entre temps, mais le propos reste identique : toutes deux risquent de se faire gauler leur mec par une fille bien roulée.

Le cauchemar de Dolly s'appelle Jolene, et c'est mal barré. Dolly va la trouver en quatre-z-yeux:

Jolene, Jolene, Jolene, Jolene,
I'm begging of you please don't take my man.
Jolene, Jolene, Jolene, Jolene,
Please don't take him just because you can.

Celui de Diam's gigote sur une piste de danse et n'a pas de nom. Pas étonnant avec les 30 GigaWatt en fond sonore, mais globalement on voit bien le style.

Laisses moi kiffer la vibe avec mon mec
J'suis pas d'humeur a s'qu'on me prenne la tête
J'ai mes soucis donc s'il te plaît arrete
Laisses moi kiffer la vibe avec ceux qu'jaime


Jolene a la classe imparable, une égérie de western en sépia d'origine, le genre  devant lequel on s'incline :

Your beauty is beyond compare,
With flaming locks of auburn hair,
With ivory skin and eyes of emerald green.

Your smile is like a breath of spring,
Your voice is soft like summer rain,
And I cannot compete with you, Jolene.


Celle de Diam's un peu moins, ça doit être un signe des temps :

Y'a trop de coquines
Trop de pâles copies
De stars qui se la petent entre copines
Trop de minettes qui veulent se faire remarquer
Trop de fillettes qui font les belles a peine débarqué

J'sais que je ne suis pas une bombe latine

Ni une blonde platine

Tu fais la meuf ''in''

Mais nous on le sais que t'as pompé ton style sur Beyoncé

Quoi qu'il en soit, la révolution féminine est passée par là. Si Dolly Parton s'avoue vaincue d'avance et tente le tout pour le tout en jouant l'apitoiement :

You could have your choice of men,
But I could never love again.
He's the only one for me, Jolene.

I had to have this talk with you.
My happiness depends on you,
And whatever you decide to do, Jolene.

... Diam's, elle, est à deux doigts de foncer dans le tas :


Tu veux mon mec ou quoi?
J'te met en garde
Bon touche pas
Baisse les yeux
[...]J'sais que tu ne veux pas que j't'égratine[...]
Avec tes belle jambes tu te crois tous permis
Mais baisse les yeux
Trouve toi un autre mec que c'est mieux
Laisse tomber le mien serieux


Qu'on se rassure pour nos deux inquiètes : aujourd'hui, Dolly squatte les podiums d'honneur deux fois par an, et Diam's le QG de Motown France. Alors, ce n'est plus une petite aguicheuse de Jolene qui va les effrayer.

En bonus, une petite vidéo de "Jolene", un peu kitschounette (sinon elle est aussi dans la Radio pour les photo-sensibles) :



Mais aussi, le clip de "DJ" (profitez-en, ça n'arrivera pas souvent, Diam's sur le Chtif),

Une version White Stripes de Jolene (jack White, toujours à l'affut de bonnes vieilles références)


Et, miracle de la technique, quelques secondes de "Jolene" version Sisters of Mercy au début de cette vidéo.

 

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Mardi 16 janvier 2007 2 16 /01 /2007 22:52

Pour beaucoup, les Dead Kennedys furent le groupe punk ultime. Engagés, sans concession, inventifs, et menés par un leader au charisme sans pareil, Jello Biafra, les Kennedys s'inscrivent d'emblée dans la légende avec un premier single intemporel : "California über alles".

 Il en fallait des grosses comme ça pour sortir un titre pareil en 1979. Car ici, il ne s'agit pas d'afficher crânement  la svastika pour le simple plaisir de la provoc', comme Siouxsie ou Vicious quelques mois plus tôt. De toutes façons, les jeunes sauvageaons auraient bien été incapables de dire ce qu'elle signifiait cette croix gammée. Jello Biafra, quant à lui, va plus loin : en détournant l'hymne patriotique allemand, "Das lied der Deutschen" qui fit les beaux jours de la propagande du Troisième Reich (l'hymne est aujourd'hui allégé, pour des raisons bien compréhensibles), Jello s'attaque de front au Gouverneur de Californie en place, Jerry Brown.

Fin 70's, l’esprit contestataire a bien morflé avec la montée capitaliste. Ce qui énerve rudement Jello qui ne ne peut plus blairer les yuppies, cette nouvelle classe de bobos matérialistes qui se la joue mauvais garçons sous une épaisse couche de thune arrogante.

Jello : 'Il y avait une masse pas possible de gens qui se croyaient vraiment rebelles et ouverts d'esprit, en quête des gourous pour dicter leur conduite. Cela m'effrayait. Je pensais : 'que se passerait-il si cette apathie collective se répandait à l'ensemble de la populati on, si tout le monde se couchait jusqu'à ce qu'un dictateur débarque ?' C'est arrivé dans tellement de pays; cela se produit chez nous en ce moment. Alors je réalisai que le politicien le plus apte à manipuler les gens de par ses appuis religieux et politiques était Jerry Brown." (source : mixonline)

 

The Residents : "Third Reich'n Roll"
Encore des taquins pas au goût de tout le monde...

Et c'est parti pour le réglement de compte. Pour l'une de ses premières compos, Jello n'y va pas avec le dos de la cuillère. Dans "California über alles",  le Gouverneur lui-même prononce un discours d'investiture virtuel aux visions tentaculaires :

"I am Governor Jerry Brown [...]
I will be Fuhrer one day
I will command all of you
Your kids will meditate in school [...]
Zen fascists will control you
100 % natural
You will jog for the master race
And always wear the happy face"


Jello vomit ses mots avec une haine folle, incompréhensible. Derrière, les guitares pillonnent sans répit, rappelant les bataillons de marteaux en marche dans "The Wall" (Pink Floyd, sorti la même année). A mi-course, le refrain s'engage dans un passage plus lent, oppressant. Singeant les dispenseurs de bonne parole, Jello se lance dans un prêche terrifiant, inspiré par Orwell et les camps de concentration.

"Now its 1984
Knock-knock at your front door
It's the suede/denim secret police
They have come for your uncool niece

Come quietly to the camp
You'd look nice as a dawstring lamp
Don't you worry, it's only a shower
For your clothes here's a petty flower."

Déjà se profilent les futures performances du chanteur en "spoken-words", dans les années 90. Le bonhomme a toujours manié la rhétorique avec finesse, ce qui lui permit d'ailleurs une carrière politique pas dégueu. Son dernier couplet annihile tout espoir :

 

"Die on organic poison gas
Serpent's egg's already hatched
You will croak, you little clown
When you mess with President Brown
When you mess with President Brown"

Le deuxième vers, "Serpent's egg's already hatched" évoque un passage du "Julius Cesar" de Shakespeare, dans lequel Brutus, le fils parricide, réalise la nécessité de tuer le serpent dans l'oeuf ava nt qu'il n'éclose et ne devienne néfaste. Constat trop tardif dans la chanson...

 

Brutus : " The only way is to kill Caesar. [...] If we crown him, I have to admit we'd be giving him the power to do damage. Rulers abuse their power when they separate it from compassion. [...] And therefore we should liken him to a serpent's egg once it has hatched, it becomes dangerous, like all serpents. Thus we must kill him while he's still in the shell."

Shakespeare
Nouvelle égérie punk ?


 

Le premier album des Dead Kennedys, "Fresh fruit for rotting vegetables", déboule en 1979. Avec une bonne pelletée  de morceaux d'anthologie ("Holidays in Cambodia", "Drug me"...), il reste un classique incontesté. Cependant, "California über alles" poursuivra son petit bout de chemin au cours du temps : dès 1981, le groupe enregistre une autre version ("We've got a bigger problem now") aux paroles augmentées pointées vers le président Reagan. Pas étonnant qu'après ça, les Kennedys se soient trouvé dans le colimateur des autorités. Celles-ci s'acharneront jusqu'à venir à bout de la formation quelques années plus tard. Ceci n'empêchera pas Jello Biafra de repartir au front, avec les Melvins cette fois, pour une nouvelle mouture ("Kalifornia Über Alles, 21st Century", 2004) saluant l'élection de Schwarzenegger.

























A qui le tour ?

 

La vidéo suivante, de 1981 (période Reagon) est sans doute le mètre étalon, la Lyse Ruchat des prestations live, un truc à caler au Panthéon des contestataires. Biafra y est dangereux, magnifique, chef rebelle menant ses troupes à l'assaut. Un mutin vient le défier, il fond sur lui, réplique, puis repart à l'assaut en saignant. A genoux, le faciès figé, il harangue la foule massée à ses pieds, se relève puis explose. Et cette gestuelle, cette détermination... Si vous connaissez un gars comme ça, aujourd'hui, faites-moi signe.


Par Chtif - Publié dans : Every song tells a story
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Ptite pensée ...


Ce site est dédié au plus imprévisible  des chefs cuistos: Keith Moon.
(c'est un peu le bordel sur ce site : il aurait adoré)

La plupart des chroniques publiées ici sont aussi dégotables sur http://www.sefronia.com .



Ils parlent du Chtif : ça prouve qu'ils ont bon goût (ah ah...)
Un jour, un site
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