Voici le premier chapitre d'une nouvelle catégorie venant étoffer un peu ce blog: "Every song tells a story" (merci à Rod Stewart pour l'emprunt). Bon, le principe est pas nouveau, c'est un peu celui des "Playlists" ou autre "chanson de la semaine", il s'agit juste de parler d'une chanson qui squatte mes enceintes depuis plusieurs jours, juste afin de pouvoir m'en dégoûter une bonne fois pour toute et enfin passer à autre chose !
Ah, du coup, il se peut, comme aujourd'hui, que je mette une chanson en écoute, alors évidemment, je ne me fais aucune thune sur son dos, et elle n'est là qu'à titre informatif, et si quelqu'un pas content etc etc... Messieurs les censeurs, vous commencez à nous les casser.
On inaugure avec la chanson "Baby blue" des 13th Floor Elevators, enfin, disons plutôt interprétée par les 13th Floor Elevators puisqu'à l'origine c'est Bob Dylan qui composa, sous le titre "It's All Over Now, Baby Blue", cette douloureuse et amère chanson de rupture. Le morceau, qui achevait l'album "Bringing it All Back Home" en 1965, devint l'un des classiques de clôture de concert du Zim. On pense que Dylan l'écrivit en pensant aussi bien à Gene Vincent (auteur d'une autre "Baby blue") qu'à Paul Clayton, chanteur folk de ses amis, qui tomba d'une fenêtre en plein trip de LSD.
On retrouve en vidéo une version live de ce morceau en 1965.
La chanson est reprise très rapidement par Joan Baez et les Byrds, puis en 1966 par les Them, sur l'album "Them again". De façon troublante, Van Morrison sonne presque comme Jagger, et agrémente cette superbe version d'un Mellotron pluvieux. Ce n'étaient que les premiers d'une longue série. Le site encyclopédique bjorner recense une bonne centaine de versions différentes, enregistrées par des groupes aussi différents que le Chocolate Watchband (très bonne version avec flûte sur l'album "The inner mystique" en 1967), The Grateful Dead, Little Bob Story, Echo & the Bunnymen ou Falco... Entre autres bizarreries, on relève cette adaptation émo-indus de Hole (pas celui de Courtney Love...) pour le film "The Crow 3".
Mais la reprise que l'on préfère
aujourd'hui est bien celle des haut-perchés 13th Floor Elevators sur leur deuxième album "Easter everywhere". Les claviers et mellotron habituels ont disparu du morceau pour laisser place à un entrelac de deux guitares totalement bouleversant. Toutes deux sont les vrais protagonistes de la chanson, l'une aérienne, l'autre rampante, qui se tournent autour, se rabibochent puis se détachent. Par dessus, Roky Erickson est en état de grâce, tellement triste mais résolu à rompre. Déjà ailleurs (même la "jarre", instrument récurrent du groupe est ici absente), il s'efface pudiquement devant les cordes en final.
Cliquez ici pour écouter "Baby blue" des 13th Floor Elevators.
En bonus, la vidéo inestimable de "You're gonna miss me" , le premier tube de nos amis du 13th Floor.
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chercher plus loin que "Nobody but me" des Human Beinz. Comme trois-quart des groupes des années 60, les Human Beinz (initialement Beingz, le "g" s'étant perdu en chemin dans les couloirs de sa maison de disques) étaient des champions de la reprise. Leur répertoire piochait allégrement chez les Them, Dylan, Who et consorts, tous les grands compositeurs de l'époque. C'est bien inspirés qu'ils allèrent loucher en 1967 du côté de la soul infernale des Isley Brothers. Leurs compatriotes black de l'Ohio avaient en effet sorti quatre ans plus tôt cette chanson "scat" ultra dansante et gorgée de cuivres fous déclamant en substance et avec fierté : "laisse-moi te dire une chose, bébé, personne ne danse comme moi".
On pourrait appeler ça les Douze Travaux de
inventifs, et menés par un leader au charisme sans pareil,
on, si tout le monde se couchait jusqu'à ce
qu'un dictateur débarque ?' C'est arrivé dans tellement de pays; cela se produit chez nous en ce moment. Alors je réalisai que le politicien le plus apte à manipuler les gens de par ses
appuis religieux et politiques était Jerry Brown." (source :



Mots doux...