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Chtif mange beaucoup plus de disques que de raison et en déglutit pas mal de chroniques

Grands crus, piquettes moisies, vieilles recettes de grand-mère ou bizarreries post-modernes se succèderont ici sans distinction ni sectarisme, au rythme du mange-disques uniquement.

Et s'il vous reste une petite place pour le digestif, il y aura aussi quelques petites revues bds et bouquins, histoire de pas partir la bouche sèche.     

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Brèves de comptoir

13 Mai 2008

Juste un petit coup d'auto-promo pour une chose sans grande importance :

Small Shots

  Et pour les amateurs de n'importe quoi :

Ned et Frico




 

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Dimanche 18 mai 2008

“Vous connaissez Mötley Crüe ? Non ? Alors, comment dire ?… est-ce que par hasard ça vous dit quelque chose, euh… la drogue ?”

 

La formule est de Thomas DVB. Quelque part, on pourrait dire qu’elle résume parfaitement tous les tenants et les aboutissants du groupe de Tommy Lee (pour n’en citer que le membre le plus connu – j’allais dire : le plus imposant). Quelque part aussi, on pourrait s’arrêter là et passer autre chose. Après tout, s’il est un groupe dont tout le monde se branle aujourd’hui, c’est bien Mötley Crüe. Tentez un sondage parmi vos relations, sans doute trouverez-vous pas mal d’amateurs de grosses bouses 80’s, mais pas un n’aurait l’idée même de défendre Mötley Crüe.

 

Il faut dire que le groupe n’a rien fait pour éviter cette situation : enlevez-lui la défonce et le maquillage, il ne restera qu’une enveloppe blette à peine garnie d’un ou deux morceaux, disons simplement mémorables. Aujourd’hui, cependant, il y a prescription, et l’on peut considérer la chose sous un angle plus affectif : après tout, les Crüe ne sont pas les seuls à avoir basé leur carrière sur le membre du chanteur. Et puis, avouons-le, les gamins que nous étions adoraient ces histoires de batterie tournoyante, de groupies à la queue leu leu devant les loges. Les exigeants avides de détails supplémentaires en trouveront quantité dans « Dirt », la bio officielle du groupe, traduite en français six ans après sa première parution US.

 

Vince Neil : " je viens vous chanter la ballade, la ballade, des gens heureux..."

Tout y passe, des squats cradingues des débuts jusqu’aux limousines de la belle époque, puis les filles, les bastons, les psychotages de Mick Mars l’autiste, les accidents mortels, les overdoses de Nikki Sixx, la totale. Et surtout, il y a ces histoires semi-légendaires que l’on se transmettait de rocker en fils, le soir à la chandelle, avant qu’elles ne trouvent confirmation dans ces pages : les guirlandes de seringues à Noël, les lignes de fourmis avec l’ami Ozzy… Au rayon pitreries, les Crüe sont de bons élèves, c’est indéniable (même si malgré tous leurs efforts, ils n’arrivent pas à détrôner le poisson-chatte de John Bonham). L’amateur de sensations fortes en aura pour son argent. On imagine sans peine l’armada d’avocats qu’il aura fallu convoquer pour achever ce bouquin où chaque membre du groupe prend bien soin de préciser qu’il a baisé la femme de l’autre (et celle du manager, et la votre aussi, sans doute). Certes, les purs mélomanes risquent de rester sur leur faim : il faut attendre la page 309 et la première cure de désintoxication collégiale du Crüe pour entendre parler un peu de musique. Là n’est pas le propos de toutes façons.

 

le Crüe au complet pour sa douche annuelle


A la fin du bouquin, le ton change : tout le monde essaie d’avoir l’air mature, et commence à parler de ses gamins, du bonheur et de la difficulté d’être père etc… Alors là, c’est le bouquet. M’est avis qu’en fait, nos pieds nickelés avaient une belle conditionnelle sur le dos pour une raison ou une autre, et qu’ils se sont dit : « faisons un bouquin pour dire qu’on a peut-être une peu abusé avant mais que tout ça c’est derrière nous, et le juge sera plus coulant ». Tommy Lee a d’ailleurs l’air absolument débile quand il essaie de passer pour un père attentionné. A la naissance de son gamin, il a dit :

« I love you, Brandon,

my son »

 et il a trouvé que ça faisait une rime tellement géniale qu’il décida d’en faire toute une chanson. Elle est sur le best of, c’est un calvaire.

 

Au final, le plus intéressant (et inattendu pour ce type d’ouvrage), c’est qu’au-delà des aventures somme toute rigolotes de nos héros se dessine en filigrane une espèce d’épopée rock’n rollienne typique. Epopée vouée à l’échec de façon tellement évidente qu’elle en devient un cas d’école. « Dirt » expose à peu près tout l’éventail de ce qu’il faut faire ou ne pas faire pour qu’un groupe capote. Les apprentis rockeurs prendront donc le temps de retenir les leçons essentielles de « Dirt » afin d’espérer ne pas finir dans le caniveau (ou en prison, ou tout simplement mort). Résumons-en les grandes lignes ici. Un : les filles foutent la merde dans tous les groupes. Deux : les avocats aussi. La messe est dite.


En bonus, parce qu'on n'est pas radin sur les bonus chez le Chtif, une vidéo pas si mauvaise de "Shout at the devil", avec un petit déhanché de Vince Neil qui à lui seul explique le succès du groupe.

 



via Sefronia (c)

par Chtif publié dans : BD & Bouquins
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Lundi 21 janvier 2008

Qu’on ne se méprenne pas : seules deux catégories de personnes persistent à considérer la bande dessinée comme le rejeton mal-aimé du cercle littéraire, celui qui rate ses études et suscite les lamentations dans les repas de famille. Les premiers, sourds-muets (plutôt aveugles, en fait), méprisent ces grands machins cartonnés qui s’insèrent difficilement au milieu de leurs ouvrages de La Pléiade. Qu’ils ne lisent sans doute pas non plus d’ailleurs. Les seconds, fans ultra de bande dessinée eux-mêmes, se complaisent dans leur fantasme fictif de marginaux de la littérature. Vaste plaisanterie, car, et cela semble désormais officiel, la BD est devenue un art majeur. Enthousiasme général assez récent, en fait, qui fédère aussi bien les lecteurs de Télérama que de Psychologie Mag ou Marie-Claire, et coïncide avec le poids grandissant du support dans la balance éditoriale.

Il faut dire que depuis quelques temps se développent à vitesse grand V les bandes dessinées qu’on pourrait qualifier de « sociales », balayant au petit bonheur la chance : ésotérisme, sexualité du troisième âge, mère porteuse atteinte du sida en prison… Avec un lectorat potentiel aussi massif que l’audimat de « Confessions intimes », on comprend que tous les thèmes, y compris les plus racoleurs, deviennent prétexte à la mise en bulle. Comme ses huit grandes sœurs avant elle, la BD ne se gêne plus pour donner des leçons de morale, et produit du coup son lot conséquent de soupe quotidienne. Plus rarement de chefs d’œuvre, mais il y en a heureusement.


Dessin de Zappa par l'excellent Solé, auteur entre autres de "Pop&Rock&Colégram"

 

Au milieu du foisonnement abrutissant de sorties en librairie, dégoter de véritables BD rock reste un privilège d’une fraîcheur certaine. « BD rock » ne signifie d’ailleurs pas forcément « BD qui parlent de rock » (souvent tenté, souvent démago, souvent casse-gueule). On fera plutôt appel ici au ressenti personnel, qui nous permet d’humer la vraie sueur et la hargne sincère derrière telle ou telle prouesse graphique. Sans aller jusqu’à parler de BD-rock star, il est amusant de traquer les buvard-héros, ceux qui ont troqué leur guitare pour un crayon et une planche. Ce que le Chtif se propose de faire ici-même et pas plus tard que maintenant.

Un conseil : cliquez sur les couvertures d'album pour accéder à un aperçu des planches.

On commence par le comic « En route pour Seattle » de Peter Bagge (et sa suite au « ...New Jersey », sélectionnée à Angoulême cette année d'ailleurs), road-movie plombé d'avance par un Buddy Bradley trop casanier pour mener à bien ses ambitions de manager de groupe (entre autres combines foireuses). Cerné par les loosers en tous genre, les parasites et les copines psychotiques qui entretiennent sa paranoïa, Buddy préfère le plus souvent loquer devant la télévision à disserter de l'influence du climat sur ses furoncles, et on le comprend. Inutile de préciser que tous les branleurs aux chaussettes trouées se retrouveront dans le personnage. Ne serait-ce, tiens, que pour la scène où Buddy file prestement vomir ses tripes dans les toilettes d'un restaurant quand son rencard du moment lui offre deux places pour U2...  Quoi de plus approprié que l'intégrale des Ramones pour s'enfiler les deux volumes, épais comme un bide à bière en fin de week-end.

 

Montée en puissance avec "Transmetropolitan", encore un comic, de Warren Ellis. Journaliste gonzo avec une araignée au plafond, Spider Jerusalem y reprend du service après cinq ans de retraite en ermite des montagnes. Rien n'a changé en ville: une nouvelle religion est créée toutes les heures, l'électro-ménager se défonce, et le gouvernement réprime des rébellions d'humains transgéniques... La virtuosité imaginative et graphique de Darick Robertson (un pro du cadrage, celui-là) donne corps et crédibilité à cet univers mi-futuriste, mi-satirique. Au passage, le bouquin dénonce la société de consommation, les manipulations politiques, les croyances et bonimenteurs de tout genre. On profitera de la lecture pour entamer sa révolte sur fond d'Atari Teenage Riot, en expédiant tous ses Bob & Bobette par la fenêtre.

 
Rencontre assez mémorable également, celle de Sylvie Fontaine, au crayonnage aussi hallucinex que la Brigitte du même nom, dans l'atypique « Le poulet du dimanche » (aux éditions Tanibis, à découvrir). Mutations et métamorphoses cauchemardesques traversent ce recueil de dessins et de gaufriers muets sur une planche, comme autant d?allégories pour saisir les dialogues impossibles et les familles désunies. On devine un certain dégoût du couple (du mâle tout court aussi peut-être). La dessinatrice en plein travail sur elle-même laisse libre cours à toutes ses fantaisies picturales. On s'amusera à dénicher les influences éparses (Dali, Otto Dix, style manga...) au son bien éclaté du « Disco volante » de Mr Bungle (allez voir ce petit clip, c'est basé sur "Freaks" de Tod Browning).

     
     
 

A la chambre des désaxés, Durandur est un habitué : après les aventures sordides du privé Gilles Hamesh, pondues avec Jodorowsky, Durandur frappe un grand coup avec« Durandur encule tout le monde ». Derrière la provocation évidente du titre et des histoires se cachent de rudement bonnes idées scénaristiques jouant sur la mise en abîme : le lecteur devient bourreau d"une séance de torture qu"il est seul à pouvoir stopper, et le personnage dessiné victime impuissante de son propre créateur... Durandur dessine à la lame de boucher,  aussi noire que celle de Franquin, aussi boyauteuse que celle de Vuillemin. Cerise sur le gâteau, Durandur s"offre le luxe de dessiner dix fois la même page pour le seul plaisir de se foutre de notre gueule. Eminemment punk, comme attitude. Durandur mérite une bande son à l?unisson de son oeuvre : « J"irai chier dans ton vomi » de Métal Urbain remporte la palme. Notons que certains verront un intérêt limité à mettre 20 euros pour qu'on se paie sa tête. Pour me la péter, je considèrerais plutôt ça comme un acte politique pour la sauvegarde de la liberté d'expression. Et toc. (Une fois, j"ai bien entendu un gros ricain dire que Slayer symbolisait le Premier Amendement, alors...)

 

Je m'en voudrais de ne pas citer ici Chauzy&Jonquet, qui petit à petit s'imposent dans mon panthéon personnel (aux côtés de Dumontheuil et Tardi). Avec un style réaliste aux couleurs égrotantes, le duo dépeint la vérité crue des scènes de rue. Ambiance polar, personnages en perdition, on s"engouffre dans leurs albums comme dans une impasse sans lumière, avec la certitude que tout ça finira mal. Citons entre autres le remarquable diptyque « La vie de ma mère », pour le coup plus ancré dans le rap avec Belleville et Barbès comme toile de fond.

 

Pour finir, un album malheureusement passé inaperçu, « Lola Cordova », fille de joie enlevée par des extra-terrestres pour satisfaire leurs besoins primaires. La belle s"exécutera bien volontiers en échange de quelques nanopsules hallucinogènes, l"occasion de traverser quelques vortex initiatiques avant de revenir affronter des espèces de Men in Black, bien terriens cette fois... Rien que ça. C"est Arthur Qwak qui est responsable de l"ovni, et visuellement c'est une claque inoubliable : entièrement infographée, chaque page est une nouvelle invention visuelle et labyrinthique. Un vrai régal acide à savourer en faisant la pile sur « Neurophonie » de Micropoint (les plus calmes se contenteront d"Hawkwindtiens, et puis, ça fera plaisir à Thom).


That's all folks pour aujourd'hui !

Note : toutes les images proviennent de la  bédéthèque, site de référence en la matière.


par Chtif publié dans : BD & Bouquins
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Mardi 29 août 2006

"Please kill me", c'est l'inscription qu'arborait sur son tee-shirt le guitariste de Television, Richard Lloyd. Aujourd'hui, la provocation amuserait au milieu des "Rape me" et autres "Fuck me Jesus". Mais à l'époque, c'était du jamais vu, et certains fans du groupe se déclaraient prêt à exaucer le voeu du guitariste.


"Please kill me", c'est aussi le titre de l'ouvrage de Legs McNeil et Gillian McCain, initialement paru en 1996. Enfin traduit, l'ouvrage ravive cette période unique dans l'histoire contemporaine qui vit une bande de branleurs inspirés briser les règles et bousculer les bien-pensants. La couverture rose flashy laisse d'abord dubitatif. Encore une arnaque glamour pour pseudo-gothique ? Que nenni. Ce sont ici trente ans d'entretien avec les (véritables) acteurs du punk qui nous content par le menu ces quelques mois baignés d'espérance folle et sans frein. Tout le versant punk américain y passe (on ne s'autorise une excursion anglaise que pour suivre la fameuse tournée "Anarchy tour of the UK" en 76), depuis les happenings du Velvet Underground et de la Factory jusqu'à la mort de Jerry Nolan (batteur des New York Dolls) en 92. Sur plus de 600 pages, le livre dévale les branches d'une généalogie de rêve : MC5, Stooges, Television, Patti Smith, Ramones... Des informations aussi vitales que le sens caché de "TV eye", l'enregistrement des Ramones avec un Phil Spector complètement jeté, ou les chaudes-pisses à répétition de Malcom McLaren y pullulent. Une histoire passionnante de bout en bout, jalonnée de concerts cataclysmes au son ignoble, de groupies au palmarès vertigineux, et plus que tout de classiques indémodables.


Richard Lloyd et son fameux tee-shirt

Qu'on ne s'attende pas à trouver là une nième définition foireuse du punk, un truc bavard et prétentieux. La sève du mouvement réside entièrement dans cet amas bordélique de témoignages.  C'est tout à la fois violent, libre, et poétique, mais surtout honnête et sans remord. "Please kill me" évite soigneusement le piège nostalgique du "c'était mieux avant", et ne nous épargne rien. Ni la morve d'Iggy, ni le tapin des punks en rade au coin de la 53ème, ni les piquouses au fond des chiottes du Max Kansas City. La moindre page recèle son florilège de répliques fusantes amassées sous des kilos de came et des litres de sang. Une histoire comme ça devait fatalement mal tourner. Les derniers chapitres sont douloureux, entre le déclin du CBGB envahi par des touristes en manque de sensations et la fin sordide de Johnny Thunders devenu junkie incontrôlable. Quel gaspillage.

Deux garçons, une fille, plein de possibilités
(Johnny Thunders, Sable Starr et Iggy Pop )


En bonus, une interview de Legs McNeil, et quelques uns des Dix Commandements du punk :

"Personnality crisis" des New York Dolls au Old Grey Whistle Test (vidéo à l'impact immense à l'époque)

"Chinese rocks" , la défonce selon Johnny Thunders & the Heartbeakers

Les Ramones au CBGB en 77, ça donnait à peu près ça, en conditions d'écoute optimales: "Blitzkrieg Bop"

 ...et on pourrait continuer longtemps comme ça...!


via Sefronia (c)
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Jeudi 13 juillet 2006
Il y a des petits moments comme ça, dans une vie de fan rock de base, qui font monter la sève direct, qui nous laissent tremblant de joie, l'objet déjà humide entre nos mains. Dénicher la bd "Pop & Rock & Colégram" au fond d'un vieux bac à occases en est un.

Cette bande dessinée, certes un peu oubliée aujourd'hui,  est une ode décadente entièrement dédiée à la gloire et la grandiloquence du binaire. Un trio magique a accouché de ce monument : Jean Solé, Alain Dister, et le merveilleux Gotlib - soit la conjonction des indémodables Rubriques à Brac, du Rock&Folk passionné de la bonne époque, et des glacialeries de Fluide. Le principe est simple. Dister "rigoladapte" des chansons, Solé traduit ça en un fouillis inextricable de dessins, et Gotlib se charge de  remplir de clins d'oeil le moindre millimètre carré laissé vierge par son compère.Après ça, plus de limites, les auteurs passent à la moulinette déconnante la plupart de leurs groupes chéris, vénérés, écoutés jusqu'à la lie.

Zappa expose des pieds vérolés, nauséabonds à l'extrême ("Stink Foot"), "Lovely Rita" des Beatles (sur "Sergent Pepper...") devient une contractuelle empalée sur son parcmètre, Brian Ferry de Roxy Music essaie de se palucher sur des poupées gonflables récalcitrantes, Patti Smith se réincarne en Sheila, et Christian Vander de Magma terrasse "Züpêr Shöbîzh" à coup d'incantations kobaïennes...

Et ça ne suffit pas, le trio fustige sans distinction les hippies, les celtiques, les Who, Genesis, les punks (on est en 1978), le disco, les requins du showbiz, ou encore Punk Fluide ("heu...non... Pink Floyd")... Graphiquement, c'est la claque, une véritable agression visuelle. Ca déborde de partout, ça grouille de détails aussi marrants que savoureux pour tout amateur de rock qui s'amusera à reconnaître les références dégluties dans le moindre recoin de chaque case. C'est irrévérencieux, crasseux, et souvent vachard, mais comme le rappelle l'édito : "on adore déconner avec les choses qu'on aime".

L'album est resté sans suite, et c'est bien dommage, car " les Stones, Dylan, Bowie, Elvis, Led Zeppelin, Hendrix, Doors et les autres" auraient dû subir le même traitement. Il faudra se contenter de ces quelques pages, et se délecter à loisir de ces bandes visuelles idéales à caler sur les chansons appropriées.

Ci-dessous, une maigre consolation avec deux (trop rares) pochettes de disques illustrées par nos fous furieux de la plume.



















"Dadi and friends country show" par Solé (1975) et "La guitare à Dadi 3" par Gotlib (1974)


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Ptite pensée ...


Ce site est dédié au plus imprévisible  des chefs cuistos: Keith Moon.
(c'est un peu le bordel sur ce site : il aurait adoré)

La plupart des chroniques publiées ici sont aussi dégotables sur http://www.sefronia.com .



Ils parlent du Chtif : ça prouve qu'ils ont bon goût (ah ah...)
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