« Hé, garçon ! Garçon ! Viens par ici, ouais, discret, discret, viens-là…. T’en veux ? T’en veux ?
Hein ? Ben d’la bonne came, t’en veux ? Hé, t’excites pas, discret, j’te dis, t’inquiètes, y’a personne, t’en veux alors ? OK, suis-moi deux minutes, j’ai ce qu’y’t’faut, ça va t’remettre d’aplomb, tu vas voir. Bon… Personne t’a suivi ? Meuh non, j’déconne, je dis ça pour le style, va, ah merde, la tête que t’as fait, y s’croit dans Scarface, lui. Mon gars, j’te préviens, c’que j’te propose, c’est pas
J’te fais le trip : tu commences tranquille, un petit goût de Cramps sous la langue ("Poison Ivy " au cas où t’aurais pas bien compris), et une fois que t’es bien calé sur les rails, tu laisses défiler : gonzesses à tous les virages, reverb de tequila pour ventiler les bronches, trompettes, gros cubes, les chats d'argent, les rats d'émeraude et tout le tintouin. Ce truc, c’est le Futuroscope en sachet, le grand huit en quatorze étages. L’autre jour y’avait Jagger au banjo sur la banquette à côté, je te jure ! Pas un temps mort, on dirait du Brian Jonestown Massacre, mais sans le côté roupillon. Au bout d’un moment, tu crois que t’as
fait le plus dur, et ben que dalle : t’es bien perché, reste la descente, et là, attention les mirettes, tu te prends "Antidote" et "Isle of the skull" en pleine face, un parfum de classique, j’te raconte pas.

En plus c’est du français, production locale, sans adjuvant. Ben ouais, pourtant c’est un peu la dèche côté terroir en ce moment, mais là, je sais pas, paraît que c’est des fondus du Nuggets qu’ont trouvé un bon plant du côté de Brest, franchement j’suis à deux doigts d’aller m’installer chez eux. Ah la vache, ils se sont fait plaisir, les coquinous. Bon, combien j’t’en mets ? OK, prends ça, c’est bon pour c’que t’as. Par contre, fais gaffe, si tu commences, tu siffles tout le paquet. M’étonnerait pas que tu reviennes me voir vite fait. Ca tombe bien, paraît qu’il y a une deuxième livraison prévue dans quelques mois. Je t’en mets de côté. Allez Pacino, à la revoyure…. Hé, toi, là ! Garçon ! Viens par ici, deux secondes… »
Morceau qui tue : "Antidote", en écoute dans la Radio du Chtif
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Chroniques de disques rock, garage, punk, pop, country, bluegrass, métal avec des poils... 


chevauchées sudistes, encore un de ces groupes avec deux frères aux commandes dans la lignée des tribus
toujours son petit effet, mais très vite on déchante : les morceaux se suivent et se ressemblent. Je ne sais pas qui a dit que le rock se déguste sur 2 minutes 30, mais les 




bonjour la galère pour draguer en soirée. Et encore là on ne cite que certains des plus connus, mais la liste de ceux qui ont tenté de masquer un physique ingrat derrière une guitare est aussi longue que celle des galères qu'ils durent surmonter pour y arriver. Car à défaut de belle gueule, il vaut mieux assurer côté talent pour attirer l'attention. C'est ce qui les rend intéressants d'ailleurs. Vous croyez qu'on peut raconter honnêtement la frustration adolescente quand on a une tronche de jeune premier ? Qu'on peut décemment chanter le blues quand on n'a pas passé sa jeunesse à voir les couples se former sur la piste en sirotant seul sa bière au bar ?
et physiques seul comptait l'amour du blues.
alors qu'un peu plus à l'ouest, l'époque psychédélique battait son plein.
amours de disques. Qui parfois, bien qu’ils le connaissent par cœur, se repassent "Pet sounds" avec appréhension en guettant du coin de l’oeil les embruns des grands voyages de leur jeunesse. Avant d’admettre comme d’habitude que les pirogues n’ont plus la même allure. Ceux-là peuvent aujourd’hui chercher un peu d’exotisme vierge du côté du 
angle-là, la méfiance est de rigueur au premier abord. Il y a rarement plus énervant qu’une chanteuse rock qui veut faire plus mec que son poilu de batteur. Qui cherche d’emblée à clouer le bec aux blagues sexistes en ouvrant sa grande gueule.
enlevés, sans surprise mais enthousiasmants. Les mâles sus-nommés apprécieront tout particulièrement de se faire amocher par le bagout sans appel de la maîtresse de maison sur "Crève".



Mots doux...