Chroniques de disques rock, garage, punk, pop, country, bluegrass, métal avec des poils...
En bref, tout ce qui a une guitare et une batterie depuis que le riff existe.
J'ai fini par comprendre que la nullité était le plus authentique critère du rock'n roll, que plus le boucan était primitif et grossier, plus l'album serait marrant, et plus je l'écouterais longtemps."
Lester Bangs
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Chtif mange beaucoup plus dedisquesque de raison et en déglutit pas mal dechroniques
Grands crus, piquettes moisies, vieilles recettes de grand-mère ou bizarreries post-modernes se succèderont ici sans distinction ni sectarisme, au
rythme du mange-disques uniquement.
Et s'il vous reste une petite place pour le digestif, il y aura aussi quelques petites revuesbds et bouquins, histoire de pas partir la bouche
sèche.
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Radio Chtif
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Brèves de comptoir
13 Mai 2008
Juste un petit coup d'auto-promo pour une chose sans grande importance :
En tant que confrère blogueur, je t'avouerai que ton idée des"80 minutes d'éternité"était excellente (ou "80 minutes pour une éternité" pour être exact, enfin bref...). Ah le vieux fantasme de dresser son Panthéon personnel à la
gloire de tout ce qui nous construit (et nous détruit parfois). On a parfois besoin d'un bon coup de pied au cul pour poser cartes sur table, et faire le bilan. Pour ceci, merci à toi d'avoir sonné
le gong.
En tant qu'ami, néanmoins, je me permettrai d'ajouter que tu es un fieffé petit salopiôt. Avoue que tu te régalais à l'avance de nous imaginer trimer sur cette sélection, verser quelques gouttes de
larme et de sueur pour faire pencher la balance du côté de tel titre au détriment d'un autre. Pour cela, monsieur, je ne vous salue pas.
Ceci dit, Guic', tu sais aussi que je t'aime bien, alors je ne lésinerai pas sur un gros béco avant de te quitter.
Ton Chtif.
Voilà ma sélection. Deux faces, une pour se mettre la tête à l'envers, une pour faire déborder sa bière.
Face A :
The Human Beinz
Nobody but me
2'19
The Trashmen
Surfin' bird
2'17
Bérurier Noir
Porcherie (live)
3'46
Rage Against The Machine
Killing in the name
5'14
Noir Désir
Comme elle vient
2'23
Violent Femmes
Add it up
4'33
Creedence Clearwater Revival
Lookin' out my back door
2'34
Patti Smith
Gloria
5'53
Steppenwolf
Born to be wild
3'30
Face B :
Bruce Springsteen
The River
5'00
Led Zeppelin
Babe I'm gonna leave you
6'40
The Rolling Stones
You can't always get what you want
7'32
22-20's
Baby bring bad news
3'48
Grant Lee Buffalo
Superslowmotion
5'37
Why ?
Gemini (birthday song)
5'20
David Bowie
The lady grinning soul
3'53
Antony and the johnsons
Spiralling
4'25
Radiohead
Let down
4'59
La liste qui précède me semble bien être le meilleur auto-portrait possible (même si par souci d'homogénéité, j'ai écarté pas mal de
bizarreries qui me sont chères). Mais comme il y a un ptit côté introspectif assez émouvant à l'établir, vous aurez aussi droit en guise d'illustration à la gueule du Chtif sur ce blog, avec ses
disques.Pour la première et dernière fois, cela va sans dire.
Récemment,notre confrère bloggueur (et néanmoins ami) Guic' the Old eut la brillante idée de casser du sucre sur une cible bien trop facile : Queen. Ce qui revient au fond à enfoncer un clou bien inutile, tant le groupe est devenu au fil du temps la tête de turc de tout rock-critic en mal de médisance. Mon cher Guic', il y a des choses qu'on ne peut décemment laisser passer, en voilà une. Figure toi qu'à l'éternelle question « quelle chanson a changé votre vie ? », je répondrais sans délai « les 10 premières secondes de Bohemian Rhapsody sur le Live at Wembley ». Souvenir gravé : mon père qui enclenche le morceau un dimanche après-midi sur la platine familiale, le choc ressenti, instantané, les quelques notes de piano, le cri de la foule...
En revisitant mes tours à CD, j'ai mis la main sur pas moins de 14 albums de Queen, dont un pirate japonais et un disque de reprises symphoniques (abominables ceci dit; je revois encore le rictus de ce faux-cul de vendeur à qui j'avais demandé du haut de mes 14 ans ce qu'il en pensait). Tout cela représente comme vous vous en doutez un nombre incalculable d'heures d'écoutes à une époque où ces albums occupaient 50 % de ma maigre discothèque. Avec le temps, j'ai délaissé le groupe, appris à discerner le bon grain de l'ivraie. Maisloin de moi l'idée de ne porter sur cette période qu'un regard attendri et poliment moqueur. Queen n'est pas une erreur de jeunesse, il est pour moi le déclencheur d'une passion qui me condamne depuis bientôt 15 ans à sacrifier mes écoutilles sur 220 dB.
C'est qu'au-delà du rôle de zigotos de service qu'on s'amuse à leur faire endosser, Queen est un groupe aux personnalités marquées, bien plus intéressant qu'il n'y paraît à première vue. Le charisme et l'hypertrophie dentaire de Freddie Mercury ont souvent occulté le fait que tous les musiciens composaient - à divers degrés de réussite certes - chacun contribuant à forger une identité musicale indiscutablement unique jusqu'à ce jour.
D'un côté, il y a les tranquilles : Brian May, d'abord, le zen du groupe. Plutôt réservé, le guitariste à l'improbable constance capillaire laisse son instrument bricolé-maison converser pour lui. Jamais de frime (en sabots devant 120 000 personnes, c'est dur), tout dans le doigté, le phrasé mélodique, et un don inné pour les solos qui roulent des galoches à votre place : ne cherchez pas plus loin où Slash est allé puiser son inspiration (et sa coupe de cheveux).
John Deacon, plus discret encore, apporte au groupe une certaine candeur par le biais de compos à l'exquise naïveté ("You're my best friend " ) et déroule mine de rien un bon petit swing mûri par une vieille fascination pour les groupes Motown. Même le plus vachard des critiques n'arrive pas à descendre son « Another one bites the dust ».
En face, les fêtards, ou queutards, ça marche aussi. Freddie Mercury, bien sûr avec ses costumes de diva et sa démesure théâtrale qui confine à l'exhibition publique. Excès, cabotinage, pomp rock,autant de termes et d?arguments dont on le blâme. Les moqueurs de tout poil peuvent bien se gausser, tout ceci ne saurait occulter ce qui fait tout le sel du personnage : le goût immodéré du chanteur pour les ambiances jazzy et belle époque. Taillée pour les grands évènements, sa voix généreuse, quoique imparfaite, n'était pourtant jamais tant expressive que dans l'intimité d'une ritournelle désuète à la « Good old fashioned lover boy ». Mercury délaissait là son rôle de chauffeur de stade pour un chant cabaret qui fut sa vocation première.
Des quatre, Roger Taylor est sans doute le point faible du groupe. Punk en 1978 («Sheer heart attack» ), disco en 81 (« Hot space », aïe...), le batteur s'acharne à raccrocher aux mouvements de mode, lors que son groupe se distingue dans l'atypie. C'est probablement sous son influence que Queen abandonne la mention « No synthetisers » qui signait chaque pochette jusqu'à l'orée des 80's.... et inaugure par la même occasion sa chute abyssale dans les affres du rock à stadium. Pactole à la clé, bien sûr, mais quelle débandade. Passé le cap de la nouvelle décennie (le dernier album correct du groupe étant « The game » en 1980) et jusqu'à son extinction, le groupe ne composera plus son menu quotidien que d'hymnes boursouflés et de choeurs indigestes. Taylor, lui, signera enfin ses plus gros succès : « Radio Ga Ga », « A kind of magic »... Re-aïe.
"Ecoute, maman est près de toi..." - Encore un tube de Roger.
Quatre membres, deux clans. Pas mal d'engueulades à la clé, entre qui c'est qui picole qui c'est qui ramène les autres à la maison, qui c'est qui touche les royalties alors que t'as écrit que le refrain etc etc... Le ligand de tout ça, qui empêchait le groupe de se fouetter les côtes à chaque répétition, c'est justement cette dualité, poussée à l'extrême à tous les échelons du spectacle. Queen pouvait faire dans le caca prout sur fond d'arrangements 19ème siècle avec clavecin et tout le tintouin. Queen pouvait passer du choeur d'opérette au hard le plus primitif, du déjeuner sur l'herbe à celui des canotiers. Ah, grotesque et grandiose, la vieille querelle, ici portée à son apogée. Le plus beau dans l'histoire, c'est que le groupe assumait totalement ses amours déviantes pour le futile et le mauvais goût. Comme disait Mozart : « je suis vulgaire, je le sais, mais je vous jure que jamais ma musique ne l'est ». Bon, n'allez pas me faire dire n?importe quoi non plus. Bien sûr, Mercury n'est pas Mozart, mais quoi qu'on en pense, il faut un certain génie pour pondre un hymne aux gros culs (« Fat bottomed girls ») et en faire un tube chez les ménagères de moins de cinquante. Pardon ? Manque de finesse ? Qui s'en soucie ? On est chez les putes, en plein opéra, on veut du french cancan, du vaudeville et des roucoulades, pas de la finesse. Vous croyez que Bowie se l'est posé, la question de la finesse, en émergeant d'une nocturne avec le groupe, « Under pressure » sous le bras ? Le Duke l'a même recasé sur la réédition de « Let's dance », histoire de sauver l'album, farpaitement.
Queen n'avait de conseil à recevoir de personne pour alpaguer son client. Caméléon musical, nos anglais variaient les plaisirs en touchant à tous les styles (et pour une fois, l'expression n'est pas galvaudée) : folk S-F, valse, rockabilly, New Orleans jazz, trucs antillais, arabes, hispaniques... Bon et plus tard disco, dance et autres bêtises, mais vous l'avez compris, mieux vaut se concentrer sur la partie 73-80. A ce titre, si « A night at the opera » est considéré de coutume comme le meilleur album (et c'est pas faux), n'hésitez pas à vous repencher sur la face B du deuxième album (1974) : Freddie pousse le baroque au sens le plus rococo du terme, jongle avec les rythmes et s'en donne à coeur joie sur de savoureuses vocalises du genre : « little sugar then a rub-a-dub-a baby oil ». Progressif, certes, le mot est lâché. C'est peut-être bien pour ça que les bien-pensants ne peuvent pas les saquer. Un groupe progressif qui ne se la joue pas, et qui en plus a du succès, forcément ça met mal à l'aise.
Parce qu'il faut bien conclure, autant le faire en musique. Voici une petite vidéo du groupe en live, « Death on two legs », dédiée à leur ancien manager, « un vrai enculé de gentleman » (c'est ça qui est « bippé sur le « Live killers »). Bon, y'avait le choix, si le coeur vous en dit, cliquez sur les liens un peu partout, y'a de quoi faire. Enfin, chers amis qui continuerez à dénigrer Queen envers et contre tout, je vous salue d'une petite courbette. « You can kiss my ass, goodbye ! »
Dans cet article sont recueillies les Brèves de Comptoir du module de gauche. A picorer !
27 Avril 2008
Je rappelle pour les étourdis qui ne suivent pas que Why ?, dont vous avez pu lire le plus grand
bienicieticiseront en concert mercredi 30 Avril au Café de la Danse à
Paris (mais aussi dans plein d'autres villes françaises, voir la listeici)
17 Avril 2008
Je ne sais pas si vous avez vu la dernière affiche pour le prochain album de Saez.
bonne nouvelle, ce sera un triple.
Un triple...
C'est peut-être un détail pour vous, mais moi ça m'amuse beaucoup !
4 Mars 2008
Lu sur un sticker collé sur une édition originale de "Use
your illusion" "This album contains language which some listeners may
find objectionable.They can F?!# OFF and buy something from the New Age
section."
Explicit Guns.
10 Janvier 2008
Plus que 3 semaines pour aller voir la très bonne expo expressioniste "Allemagne : les années noires" au musée
Maillol (Paris), marquée par le traumatisme de la première guerre mondiale. Avec les impressionants travaux d'Otto Dix en tête d'affiche.
Otto Dix : "La cible"
22 Mars 2007
Déjà qu'il me tapait un peu sur les nerfs, le Molko, à vouloir à tout pris se montrer inaccessible, là ça dépasse l'entendement. Pour un peu, on se mettrait à acheter Voici en guise de
soutien.
13 Mars 2007
La curiosité du jour : "Anarchy in the UK" sur les images de "Un singe en hiver", avec Gabin et Belmondo. Je sais pas
comment le gars a imaginé ça, mais comme j'aime bien la chanson et le film, il n'y a pas de raison de s'en priver !
4 Mars 2007
Un petit zoom sur le site Topito.com , qui enchaîne les tops 5, 10, 14 ou 15 sur
les sujets les plus divers. C'est souvent très con, donc très rigolo. Exemples : "le top des chansons des Beatles ridicules une fois traduites en français", "les 10 morts annoncées en 2007" ou
encore celui des "phrases à éviter le matin au réveil, au risque de passer pour un parfait goujat, et destinées à la personne ayant passé une première nuit à vos côtés".
26 Février 2007
Si vous pensiez que tous les concerts aujourd'hui se
ressemblent, allez jeter un oeil sur Gomm. Ils viennent déflorer plein de salles de concert en mars, ça serait dommage de passer à côté : Amiens (le 2), Tourcoing (le 3), Lyon (le
8 - svp n'y allez pas trop nombreux je n'ai pas encore ma place), Annecy (le 9), etc etc... La liste complète par ici.
9 Février 2007
Un tout petit coup d'auto-promo, c'est pas joli-joli, mais y'a pas de raison de s'en priver. Pour les amateurs
de théâtre nancéiens, demain samedi 10, la troupe des "Jean Michel Apeuprès" interprètera la pièce "Un air de famille" de Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui au Château du Grand Savoy (Gala
ENSIC - Maxéville). Si jamais vous passez dans le coin...
6 Février 2007 :
C'est Noël pour
Monsieur le Chien. Après des mois de grattage gratos sur la toile, le dessinateur à l'imagination débordante sort enfin son "alboume, un vrai avec
des pages". Au programme, du cul (mais pas chez nous), des fonctionnaires qui s'emmerdent, et tout le programme de campagne du C.H.I.B.R.E.S. ("Cercle des Humains Intéressés à Baiser Ensemble
Solidairement"). C'est d'actualité et c'est à s'en lêcher les canines.
Pour acheter l'album, c'est ici, pour un tête à tête
pré-coïtal, c'est là.
30 Janvier 2007 :
Angoulême a rendu son palmarès, et cette année est un très bon cru. Parmi les récompensés, le Chtif a particulièrement apprécié ces deux albums :
"Pourquoi j'ai tué Pierre" de Alfred et Olivier Ka et "Le Photographe" de Lefèvre, Didier, Guibert
Les liens commençaient à s'accumuler dans la colonne de gauche, c'était pas très lisible. Là, ils se sentiront beaucoup moins à l'étroit. Si j'en ai
oublié, faites-moi signe !
Melting potes
Blog de chroniques du Gueusif : De la bonne zic, des bons films, et des jolis mots. Le Gueusif, bientôt remboursé par la Sécu.
Les chroniques haut-de-gamme de Golb : Quand les gens racontent leur vie, c'est souvent chiant, ben là, non. Critiques littéraires et musicales
de haute-volée en prime.
The Civil Servant : "Les titres déposés ici ne sont que rarement de première fraicheur." ... ce qui nous plaît fortement.
Servi par un beau design façon saloon en plus...
A l'instar de Rob Gordon (incarné par John Cusack) dans "High Fidelity", le Chtif se lance dans un Top 5 nombrilo-scrutateur, celui des articles les plus populaires du blog (ce qui ne veut pas dire que ce sont les meilleurs, bien sûr, mais juste les plus lus et/ou commentés). Ceci afin de fournir un aperçu représentatif du site aux visiteurs les plus pressés. Le classement sera remis à jour régulièrement.
Et comme il est injuste de ne couronner que les succès, vous pourrez aussi trouver ici le Top 5 équivalent des articles dont tout le monde se branle. Y'a pas de raison.
Top 5 des articles les plus populaires
N°1 : Jim Morrison - Oliver Stone : Celebrity Deathmatch Un article un peu énervé sur la création du mythe Morrison. Le plus intéressant est le petit débat autour des Doors qui s'ensuivit dans les commentaires.
N°2 : Rock&Fuck Quelques méchancetés sur le mode "vieux con" à propos d'un magazine qui cherche un peu, aussi, faut bien le dire. Là encore : ça bataille sainement dans les commentaires entre défenseurs et détracteurs de Philippe Manoeuvre.
N°3 : Ceci n'est pas Magritte Quand l'univers surréaliste du peintre belge inspire le design des pochettes d'albums...
Top 5 des articles dont tout le monde se branle N°1 :Chronique de "Dear Adrenaline" de Late Mrs Eight Champion toute catégorie : 1 visite par mois en moyenne pour cet album très réussi. D'un autre côté, le jour où tous les bons albums rencontreront le succès...
Mots doux...