Every song tells a story : "Am I ever gonna see your face again ?" - The Angels - 1977

Publié le par Chtif

Et encore un excellent groupe australien, un.

 

Malheureusement supplantés au panthéon des groupes légendaires par leurs grands frères d’ACDC, les Angels n’en ont pas moins marqué durablement les esprits au pays des Wallabies. Il n’est d’ailleurs pas rare, aujourd’hui encore, d’entendre dire que la troupe de ce petit agité de Doc Neeson pouvait faire la nique à celle d’Angus Young.

 

Auteurs d’un punk-rock populaire tour à tour rageur et bon enfant,  les Angels étaient doués d’un sens mélodique à l’immédiateté redoutable. Avec une énergie à déplumer un kookaburra, un frontman déchaîné et un lead guitariste énigmatique et impassible (Rick Brewster est au groupe ce que Entwistle était aux Who : la force tranquille) : il n’en fallut pas plus pour déchaîner les passions. Il faut dire aussi que le public australien est friand de bonnes décharges high voltage  (le punk est d’ailleurs quasiment né en Australie avec les Saints de Chris Bailey…). 

 

S’il fallait ne garder qu’un morceau de leur répertoire, pourtant bien fourni, ce serait sans doute « Am I ever gonna see your face again ? ». Premier single du groupe, première baffe. Les paroles sont joliment banales (« quand te reverrais-je, pays merveilleux ? », en gros), et pourtant, le morceau à une histoire singulière : s’il ne remporte qu’un succès d’estime à sa sortie en 1977, il cartonnera en 1988 dans une nouvelle version live, tirée de l’excellent « Live Line ». La faute, fait suffisamment rare pour être signalé, au public qui spontanément ce soir-là se mua en chorale pour agrémenter le refrain originel d’un  « No way, get fucked, fuck off ! » extatique et totalement inédit. Par « inédit », il faut ici comprendre : « dont même le groupe ignore l’origine » ! 

 


Qui a lancé le mouvement ? Personne ne le sait vraiment, même si Doc Neeson dévoila 20 ans plus tard un coin du mystère en citant le DJ d’un petit club du Queensland. Toujours est-il que cette petite taquinerie deviendra une sorte de slogan à la cool typiquement australien, un « casse-toi de mon nuage » qui se refile depuis de génération en génération chez des australiens friands de slag en tout genre.

 

Point d’orgue de tout concert des Angels après « Live Line », le « No way, get fucked, fuck off » faillit disparaître de la scène en même temps que son porte-parole : Doc Neeson, victime d’un sérieux accident de voiture, jette l’éponge en 99. Il faudra attendre 2008 pour revoir à nouveau sa bouille exorbitée sur scène.

 

Malgré toutes les vidéos live du groupe disponibles sur internet, aucune ne reflète vraiment l’ambiance « fuck off » de « Am I ever gonna see your face again ? » à la grande époque du groupe. Il faudra donc se contenter de ce petit montage sur la version « Live line » de la chanson.

 


En compensation, ne pas hésiter à se jeter sans modération sur les autres incontournables du groupe : "Mr Damage", "Into the heat", "Marseilles" (notez la petite allusion à ACDC à mi-chemin !)… C'est du live, ça s'excite, et c'est de 83. Que du bon.







Photos courtesy of : The Angels .com
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Clandestines 09/03/2009 17:00

Salut, on a organisé des "contre nme awards", un concept assez simple où il faudrait voter pour ce qu'on préfère. On attend tes choix! 

Guic'the old 25/02/2009 21:25

Voilà, faut que tu t'exiles pour penser à nous!!Sympa, je connaissais pas, vachement bon les quelques titres qu'il ya la...M'enfin, je suis sur que par rapport à AC/DC à Bercy... ;-)(désolé pour la private)

Thom 25/02/2009 15:34

:-)

Chtif 25/02/2009 15:33

Philippe Manoeuvre, damned....Get fucked, fuck off , Thom!

Thom 25/02/2009 15:20

Ouais ouais, c'est ça, genre t'es le vrai Chtif... tout le monde sait que Chtif est mort suite à un coma éthylique il y a au moins deux ans, facile. On t'a reconnu, Philippe Manoeuvre.