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Chtif mange beaucoup plus de disques que de raison et en déglutit pas mal de chroniques

Grands crus, piquettes moisies, vieilles recettes de grand-mère ou bizarreries post-modernes se succèderont ici sans distinction ni sectarisme, au rythme du mange-disques uniquement.

Et s'il vous reste une petite place pour le digestif, il y aura aussi quelques petites revues bds et bouquins, histoire de pas partir la bouche sèche.     

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 Radio Chtif

 

 

free music

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Brèves de comptoir

13 Mai 2008

Juste un petit coup d'auto-promo pour une chose sans grande importance :

Small Shots

  Et pour les amateurs de n'importe quoi :

Ned et Frico




 

Pour lire toutes les Brèves de Comptoir, c'est ici !

 

 

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Jeudi 30 novembre 2006
Quels sont les points communs entre Dolly Parton et Diam's ?















Bon, côté look, déjà, ça pêche,  et pourtant...

Toutes deux découvrent leur vocation à 12 ans : la première dans les gospels d'une église du Tennessee, où son grand-père prêche la bonne parole, l'autre avec Dr Dre dans la banlieue d'Orsay. L'une est fille unique et trouve refuge chez ses copains des cités, l'autre a vécu la misère bien crasseuse des familles trop nombreuses.

Si Diam's milite pour les cause des femmes, Dolly a subi toute sa vie des quolibets sur son tour de poitrine démoniaque. Russ Meyer désespéra de ne pouvoir l'engager dans un nouveau Vixen, et même le premier mouton transgénique s'appelait Dolly parce qu'on le clona à partir d'une cellule mammaire. Remarquez, la chanteuse country s'en est plutôt sortie avec humour : "J'aurais bien foutu le feu à mes nichons dans les années 60, mais les pompiers auraient mis trois jours à maîtriser l'incendie".

Mais le plus étonnant reste que les deux chanteuses ont connu le succès à grande échelle avec quasiment la même chanson : "Jolene" pour Dolly Parton en 1974, et "DJ" pour Diam's presque trente ans plus tard. Certes les moeurs et les modes d'expression ont changé entre temps, mais le propos reste identique : toutes deux risquent de se faire gauler leur mec par une fille bien roulée.

Le cauchemar de Dolly s'appelle Jolene, et c'est mal barré. Dolly va la trouver en quatre-z-yeux:

Jolene, Jolene, Jolene, Jolene,
I'm begging of you please don't take my man.
Jolene, Jolene, Jolene, Jolene,
Please don't take him just because you can.

Celui de Diam's gigote sur une piste de danse et n'a pas de nom. Pas étonnant avec les 30 GigaWatt en fond sonore, mais globalement on voit bien le style.

Laisses moi kiffer la vibe avec mon mec
J'suis pas d'humeur a s'qu'on me prenne la tête
J'ai mes soucis donc s'il te plaît arrete
Laisses moi kiffer la vibe avec ceux qu'jaime


Jolene a la classe imparable, une égérie de western en sépia d'origine, le genre  devant lequel on s'incline :

Your beauty is beyond compare,
With flaming locks of auburn hair,
With ivory skin and eyes of emerald green.

Your smile is like a breath of spring,
Your voice is soft like summer rain,
And I cannot compete with you, Jolene.


Celle de Diam's un peu moins, ça doit être un signe des temps :

Y'a trop de coquines
Trop de pâles copies
De stars qui se la petent entre copines
Trop de minettes qui veulent se faire remarquer
Trop de fillettes qui font les belles a peine débarqué

J'sais que je ne suis pas une bombe latine

Ni une blonde platine

Tu fais la meuf ''in''

Mais nous on le sais que t'as pompé ton style sur Beyoncé

Quoi qu'il en soit, la révolution féminine est passée par là. Si Dolly Parton s'avoue vaincue d'avance et tente le tout pour le tout en jouant l'apitoiement :

You could have your choice of men,
But I could never love again.
He's the only one for me, Jolene.

I had to have this talk with you.
My happiness depends on you,
And whatever you decide to do, Jolene.

... Diam's, elle, est à deux doigts de foncer dans le tas :


Tu veux mon mec ou quoi?
J'te met en garde
Bon touche pas
Baisse les yeux
[...]J'sais que tu ne veux pas que j't'égratine[...]
Avec tes belle jambes tu te crois tous permis
Mais baisse les yeux
Trouve toi un autre mec que c'est mieux
Laisse tomber le mien serieux


Qu'on se rassure pour nos deux inquiètes : aujourd'hui, Dolly squatte les podiums d'honneur deux fois par an, et Diam's le QG de Motown France. Alors, ce n'est plus une petite aguicheuse de Jolene qui va les effrayer.

En bonus, une petite vidéo de "Jolene", un peu kitschounette (sinon elle est aussi dans la Radio pour les photo-sensibles) :



Mais aussi, le clip de "DJ" (profitez-en, ça n'arrivera pas souvent, Diam's sur le Chtif),

Une version White Stripes de Jolene (jack White, toujours à l'affut de bonnes vieilles références)


Et, miracle de la technique, quelques secondes de "Jolene" version Sisters of Mercy au début de cette vidéo.

 

par Chtif publié dans : Every song tells a story
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Vendredi 17 novembre 2006

Il semble que la première page du blog ait quelques difficultés à s'afficher correctement sur certaines versions d'Internet (Explorer notamment...).

Toute l'équipe du Chtif va donc ajuster ses chaussettes à bandes et tâcher de remédier à ce petit problème. Et sachant qu'elle s'y connaît autant en informatique que les Scissor Sisters en guitare classique, c'est pas gagné...

 

par Chtif publié dans : Bordel rock
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Mercredi 15 novembre 2006

On pourrait appeler ça les Douze Travaux de Turbonegro.

1) Sortir le meilleur album punk-rock de la fin 90's ("Apocalypse Dudes"), tout en clamant  la suprématie gay tendance verre pilé-moustaches-SM.

2) Tenir plus de 15 ans malgré des changements de line-up incessants, une vie de débauche revendiquée et un chanteur en demi-pension à l'HP du coin.

3) Relancer la mode des couvre-chefs Village Peopliens (casque, haut-de-forme, Stetson, ou béret de marin...).

4) Rameuter aux quatre coins du monde un escadron de fans alccoliques, déjantés et ultra-dévoués sous le nom de Turbojugend.

5) Ecrire un jour  "I ain't no architect, ain't got the intellect" (morceau "Selfdestructo Bust")

6) Se faire sponsoriser par une marque de jeans en la jouant au culot : "on est un groupe de rock, on va devenir énorme, filez-nous de la thune."

 


7) Exiger après les concerts d'être payé en liasses de billets dans des sacs poubelles.

 

 

 


8) Pousser le mauvais goût jusqu'à chanter "I got erection" en se plantant un feu de bengale dans le derrière.

9) Réussir le plus mauvais jeu de mot du monde pour intituler son dernier coffret : "Small Feces".

10) Conserver son statut de légende scénique malgré deux derniers albums bien foirés, et une orientation musicale douteuse (le single "Fuck the world", très MTVisé).

11) Détourner le sigle de la Symbionese Liberation Army (une organisation terroriste d'extrême gauche) pour en faire son logo.

12) Le Deathpunk n'existait pas, il fallait l'inventer. Merci à eux de s'y être collé.


Morceau emblématique des norvégiens, "Get it on" est une synthèse de tout ce que le rock peut  produire de plus excitant : un mix entre le rock pied au plancher d'ACDC, le hard d'Alice Cooper  et une guitare à la Uli John Roth à se faire tatouer le membre illico. Le clip a la classe ultime : du rouge à lèvres, une vieille caisse, une fille balafrée juchée sur canasson, et un Euroboy (soliste) limite autiste sous son chapeau de cow-boy... A consommer sans modération dans la Radio et en Vidéo !



par Chtif publié dans : Every song tells a story
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Dimanche 12 novembre 2006
A l'instar des publicitaires,nombreux sont les groupes qui piochent dans l'art populaire, contemporain ou classique pour s'offrir un visuel de pochette design. L'effet est assuré, classieux ou rigolo, ne coûte pas cher de l'idée, et peut même assurer une crédibilité artistique de bon aloi. Après... véritable clin d'oeil artistique ou plagiat facile dû à une panne d'inspiration ?... Ca reste à déterminer !

Magritte est de loin le plus pillé des peintres modernes, on en avait déjà fait un petit tour de la question par ici.  Poursuivons avec quatre autres pochettes détournées d'oeuvres que l'on ne présente évidemment plus, tant elles se sont incrustées dans notre quotidien de serviettes en papier et de boîtes de chocolat cartonnées.



Ginger Ale

Pour commencer, la pochette du dernier Ginger Ale, "Daggers dawn" (sortie février 2006), qui promet l'éclate totale en s'inspirant  du "American Gothic" de Grant Wood (1930). A prendre au deuxième degré bien évidemment, le groupe étant plus branché électro pop sautillante que soupe à la grimace.






















The Pogues

Un improbable équipage de punk celtiques partant à la dérive sur un océan d'ivresse : impossible de résumer de meilleure façon ce qu'étaient les Pogues en 1985. Elvis Costello est aux commandes, et Shane MacGowan s'impose comme songwriter après s'être fait les dents (et les avoir paumées) sur des hectolitres de traditionnels irlandais.
 

"Rum sodomy and the lash" (les seules traditions de la Royal Navy, dixit Winston Chruchill selon une fausse légende) cartonne mais n'empêchera pas la prophétie du "Radeau de la Méduse" de Géricaut (1819) de se confirmer: six ans plus tard, le capitaine MacGowan, incontrôlable, quittera bel et bien le navire.





Bow Wow Wow

Fondés en 1980 par Malcom Mc Laren, "légendaire" manager des Sex Pistols, les Bow Wow Wow avaient deux particularités.

La première, anecdotique, est d'avoir très succintement compté un dénommé Lieutenant Lush dans leurs rangs. Rapidement éjecté, le mystérieux Lieutenant connaîtra son petit succès par la suite, sous le nom de... Boy George.


La deuxième est d'avoir recruté une chanteuse adolescente, Annabella Lwin, originaire de Rangoon. Il n'en fallut pas plus à Mc Laren, toujours à l'affut d'un petit raout médiatique, pour convaincre le groupe d'illustrer la pochette de son premier album (sobrement intitulé "See jungle ! See jungle ! Go join your gang yeah ! City all over, go ape crazy.") avec une reproduction du "Déjeuner sur l'herbe" de Manet (1863). Annabella, 15 ans, y apparaît nue aux milieux de ses comparses, assise de trois-quart dos par rapport à l'objectif. Hurlements des ligues anti-pédophiles, et désespoir de la maman. L'association des pique-niqueurs texans a failli s'y mettre aussi. Réponse du rusé manager : "ce n'est qu'un hommage au grand peintre !".

Mc Laren gagne, la bucolique pochette envahit les bacs, et le single "Go wild in the country" cartonne. Décidément, Manet n'a pas fini de faire impression (ah ah...).





Fish

Pour finir aujourd'hui, revenons sur Fish, ex-chanteur de Marillion avec qui il enregista le multiplatiné "Misplaced childhood". Célébré par les amateurs de prog-rock, moqué par le reste du monde, Fish poursuit aujourd'hui vaille que vaille une carière solo en huitième de teinte.

Pour son dernier album paru (sans compter la compilation du bonhomme, divinement nommée "Bouillabaisse"), le chanteur se représente en pleine virée champêtre au milieu du "Champ de blé aux corbeaux" de Van Gogh (1890), avec lunettes noires et pardessus matrixiens en guise de tenue de rando. Une certaine expression du bon goût dirons-nous.
 

Fish met le paquet niveau volatiles : l'album s'appelle "Field of crows" et contient des titres comme "Old crow", "Scattering crows", "Shot the craw" mais parle plus du 11 novembre que de Van Gogh. On ne saura jamais si le peintre s'est coupé l'oreille à cause de Fish, mais en tous cas, le disque est un bon cru selon les fans. a bon entendeur...



A suivre....

via Sefronia (c)
par Chtif publié dans : Cover art
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Samedi 11 novembre 2006
Ça commence par une bonne blague. Pas parce qu’ils sont belges, non, non, juste parce qu’au départ, c’est l’histoire de deux potes qui entendent parler d’un tremplin rock et décident d’y participer. Après s’être tout de même rendu compte qu’ils n’avaient ni groupe, ni chansons, ils convoquent un batteur, un bassiste, s’enferment pendant deux jours, écrivent trois chansons, choisissent un nom racoleur pour rigoler et envoient la cassette qu’ils ont quand même pensé à enregistrer. Là où ça devient drôle, c’est que non contents d’être sélectionnés pour le tremplin… ils le gagnent. Suivent un mini Cd ("All on the s!x") aujourd’hui épuisé, quelques dizaines de concerts, dont les premières parties de Hot Hot Heat, des Donnas et de Primal Scream, puis leur premier album : "Year of the tiger". Tout ça en l'espace de deux ans. En clair, Hollywood Porn Stars, c’est le cauchemar des groupes qui galèrent.

Les clés de ce succès "Blitzkrieg pop" ? Des mélodies enlevées qui trottent bien dans la tête, un mélange pop punk dans l’air du temps et des tee-shirts colorés. Le tout baignant dans un décor de série B aux titres fleurant bon les bikinis mouillés : "B.B.", "Sadie Sandy", "Marilyn"… Hollywood Porn Stars joue la carte gentiment sexy, sans se prendre au sérieux, et ça marche.


Musicalement, nos stars du porno liégeoises ont un peu délaissé leur influence Pixies, trop évidente sur "All on the s!x", pour s’acoquiner avec un glam rock plus pailleté aux yeux des jeunes filles en fleur. Hollywood Porn Stars réunit T. Rex, Franz Ferdinand et Muse au sein d’éphémères pépites pop sautillantes ("Actarus", "Starwest", ou ce "B.B." aux couleurs Libertines), mais se montre moins inspiré quand il s’agit de tirer sur la corde sensible. Point d’esprit torturé chez nos belges qui préfèrent chercher le gimmick accrocheur plutôt que jouer les âmes écorchées.

Le disque est frais, mélodique, sans réelle passion aussi, d’où un résultat parfois en demi-teinte. Les synthés aguicheurs typés 80’s peuvent devenir envahissants ("Love idol"), la cavalcade pseudo-punk "Dance rocket" n’arrive à terme qu’au prix d’une poussive production électro et les guitares de "Marilyn" sont à peu près aussi mélodieuses qu'une scie sauteuse...



Hollywood Porn Stars tendance Hives : pour vous les filles


Quelques erreurs de jeunesse vite pardonnées, étant donné qu’Hollywood Porn Stars remplit quand même parfaitement son objectif : faire danser les spectateurs (plutôt une prouesse, quand on constate l’apathie d’une fosse de concert de nos jours…). Et puis il y a ce morceau, "Torpedo", qui transpire enfin… Une basse new-wave à la Interpol, une spirale désarmante de naïveté, un aller-simple pour les rêves adolescents. Les lycéennes en socquettes blanches, s’il en reste, devraient adorer.


Morceau qui Tue
   Torpedo

...en écoute dans la Radio bien sûr !

et le clip de "Actarus" ("tous les garçons et les filles de mon âge sont rock stars dans la rue deux par deux") en bonus.

via Sefronia (c)
par Chtif publié dans : Chroniques disques
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Ptite pensée ...


Ce site est dédié au plus imprévisible  des chefs cuistos: Keith Moon.
(c'est un peu le bordel sur ce site : il aurait adoré)

La plupart des chroniques publiées ici sont aussi dégotables sur http://www.sefronia.com .



Ils parlent du Chtif : ça prouve qu'ils ont bon goût (ah ah...)
Un jour, un site
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