Les Who de 1975 sont déjà sur la mauvaise pente, celle qui joue de mauvais tours aux rock stars en
panne d'inspiration et qui forge les tragiques destins. Pete Townshend ne s'est jamais vraiment remis de l'échec du projet "Lifehouse" et du mauvais accueil reçu par "Quadrophenia". Il passe son temps à chercher au fond des verres un nouveau miroir à briser pour libérer ses pulsions créatrices, concurrençant son lunaire batteur dans l'abrutissement massif.
Pourtant sur les planches du Summit de Houston, pas de doute, la bête sursaute encore, et de belle manière. Les Who ont beau pêcher sur album, ils demeurent le plus beau phénomène de la scène rock. Tout est en place, c'est-à-dire n'importe où : Keith Moon fanfaronne derrière ses fûts, Pete saute partout, mouline à tour de bras, se rétablit en grand écart, fait la gueule à Daltrey qui s'écrase et se console en jouant au lasso avec son micro. Comme d'habitude, Entwistle, seul avec sa basse, semble tout ignorer du vacarme qui se trame autour de lui. Chacun tricote dans son coin, les flammèches jaillissent de tous côtés et pourtant, de manière incompréhensible, tout reste parfaitement fluide et compact, comme une éruption bien orchestrée.
Le groupe balance d'entrée ses premiers singles toujours frais et consistants malgré les années, réussit à sauver quelques uns de ses morceaux les plus récents, que l'on qualifiera poliment de "difficiles" et se permet même le très tordu "Boris the spider". Pete tente d'évacuer sa culpabilité d'alcoolique avec un "However much i booze" autobiographique, avant d'entonner quelques morceaux choisis de "Tommy", son grand oeuvre ("On a écrit tout ça ensemble, mais Pete s'est accordé tous les crédits juste parce que c'est le plus grand, le plus aggressif, et qu'il a une barbe", rigole Keith en introduction).

Toutouyou-townshend : après l'alcool, la gym.
"Baba O' Riley" et "Won't get fooled again", les deux titres légendaires de "Who's next" aux célébrissimes parties de synthé, sont bien sûr joués. La fin du show sera blues mais saignante, propulsée par un Roger très en voix et une guitare de plus en plus incendiaire, incontournable. Décidément, si le nez de Pete avait été plus court, la face du rock en eût été changée...
Pour ne rien gâcher, le son s'avère très acceptable, les angles de vues peu nombreux permettent tout de même une bonne visibilité et seuls quelques inserts flashys sont à déplorer. 45 bouillantes minutes supplémentaires captées au Silverdome de Pontiac viennent couronner le tout, et faire de ce Dvd le parfait rival du "Live at the Isle of Wight" (1970), plus exceptionnel par la portée de l'évènement que par l'interprétation inégale du groupe.
Passé l'enthousiasme de découvrir un concert d'une telle qualité, on ne peut s'empêcher d'éprouver de la peine pour Keith dont le jeu s'alourdit déjà par moments. L
ui qui, aux anges, remercie en direct ses trois meilleurs amis s'écroulera sur la scène de Boston, quatre mois plus tard. Puis tout déclinera, jusqu'à l'ultime galipette du merveilleux cabotin qui marquera la fin de la plus belle virée électrique qui nous ait été donnée de voir de ce côté-ci des étoiles.
Keith Moon en tenue de soirée (1974)
Et même les quelques bonus en dessert (une interview du batteur sur le plateau de la BBC, et un extrait du passage à la fête de l'Huma en 72) ne réussiront pas à nous consoler.
En bonus, un extrait du concert à Houston : "Boris the spider" , avec un John Entwistle ultra déchaîné (tout est relatif, bien sûr)
via Sefronia (c)
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sans guitare électrique (ni même acoustique). Pour ça, il fallait une bonne raison et l’électro ethnique de
ée par l’aspect visuel très évocateur des morceaux : souffles inquiétants, grincements de porte et bruits rampants concourent à l’ambiance cinématographique du projet, définitivement plus proche de "Midnight express" que de "7 ans au Tibet " !
J'accuse la chaîne privée de nous faire croire qu'il faut faire hypokhâgne pour représenter la France, sachant qu'une fois élue, Miss France doit se taper toutes les foires au saucisson, sourire et fermer sa gueule pendant un an.
de festival et des troupeaux de jeunes en bobs et tee-shirts-vache qui mugissent des "légalisatioooon !!!" au milieu d'un pré bouseux ? Sans aller jusqu'à réclamer le retour des Pork Pie Hats (ces fameux chapeaux de cuir) et des chaussettes blanches sous costume moiré, on est tout de même en droit de regretter la classe des 





Mots doux...