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Chtif mange beaucoup plus de disques que de raison et en déglutit pas mal de chroniques

Grands crus, piquettes moisies, vieilles recettes de grand-mère ou bizarreries post-modernes se succèderont ici sans distinction ni sectarisme, au rythme du mange-disques uniquement.

Et s'il vous reste une petite place pour le digestif, il y aura aussi quelques petites revues bds et bouquins, histoire de pas partir la bouche sèche.     

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 Radio Chtif

 

 

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Brèves de comptoir

13 Mai 2008

Juste un petit coup d'auto-promo pour une chose sans grande importance :

Small Shots

  Et pour les amateurs de n'importe quoi :

Ned et Frico




 

Pour lire toutes les Brèves de Comptoir, c'est ici !

 

 

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Mardi 13 mars 2007
Il existe une catégorie de mélomanes tristes qui ont épuisé jusqu’à la moelle leurs premiers amours de disques. Qui parfois, bien qu’ils le connaissent par cœur, se repassent "Pet sounds" avec appréhension en guettant du coin de l’oeil les embruns des grands voyages de leur jeunesse. Avant d’admettre comme d’habitude que les pirogues n’ont plus la même allure. Ceux-là peuvent aujourd’hui chercher un peu d’exotisme vierge du côté du Chesapeake Jukebox Band, dont l’unique album est réédité par Cherry Red (agrémenté de trois bonus pas inintéressants malgré un son venu des tréfonds).

Un peu à la bourre sur la vague psyché-pop en 1972, le Chesapeake (fondé par les new-yorkais Steve Sawyer et Rusty McFin) navigue dans le sillage de Brian Wilson et John Lennon et s’autorise toutes les embardées possibles. Les instruments les plus farfelus sont conviés au service de compositions fourre-tout habilement produites par Ron Frangipane, un spécialiste des galettes bien arrangées (son palmarès va de Lennon himself à Dionne Warwick en passant par Kiss).

Ron frangipane : aujourd'hui prof de musique et de théatre à l'université de Monmouth

Le résultat est riche, jamais prévisible et ne manque pas non plus d’humour : sur "Until we meet again", un passage country débarque en pleines harmonies à la Beach Boys, ça a quelque chose du Bonzo Dog Doo Dah Band, rien moins. "Love" est la plus réussie du lot, ballottée d’harmonica, de cordes ou de samba au gré des flots. L’inévitable côté "exercice de style" entraîne quelques divagations, mais sera facilement pardonné pour peu que l’on accepte de voir surgir de nulle part un vol de flamants sous acide ("The door's unlatched"), un air yiddish inattendu, ou quelques voix pré-Rubettes coincées dans la braguette… Sans crier au génie, on tient là quelques encablures de folie douce propice à réveiller les meilleurs souvenirs. "Quant à descendre le Yang Tsé Kiang en une nuit c'est hors de question...", comme disait le Gabin sevré du "Singe en hiver". "Un petit bout par-ci, un petit bout par-là... Et encore, pas tous les soirs..."


Morceaux qui tuent : 
Until we meet again

Love  .....  en écoute dans la Radio du Chtif !

Via Sefronia (c)
par Chtif publié dans : Chroniques disques
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Vendredi 9 mars 2007

20h, Ninkasi de Lyon, la salle est pas vraiment pleine, mais le public très diversifié à l'image de l'affiche du soir : ça va de la jeune gothique, rigolote avec ses New Rock et son appareil photo, au quadra venu avec son petit garçon. A l'avant, deux trois gars sympas et tout bourrés qui seuls mettront un peu de feu dans la salle, sous les "Ta gueule !" d'une partie de l'auditoire. Vous pouvez pas savoir comme ça me fait du bien de voir encore des gars comme ça, qui ne viennent pas à un concert pour se faire chier, mais pour s'en mettre plein les oreilles et danser la tête dans les amplis... d'aucuns diront plutôt "pour faire chier et bousculer les gens qui veulent écouter la musique dans de bonnes conditions". Râle, râle, râleurs congénitaux dont on ne sait toujours pas pourquoi ils persistent à quitter leur canapé pour venir s'emmerder dans une salle trop enfumée pour eux. Super, quand on aura interdit la clope, la bière, et les pogos, on pourra écouter Sufjan Stevens en tirant la gueule, ça sera vraiment la grosse poilade dans les concerts. Bon, je prend le parti des deux gars bourrés parce que, justement ce soir-là, j'étais en mode relativement soft. Ce qui signifie entre autres que je me suis moins marré qu'eux, mais que les concerts ont été apprécié à leur juste valeur.

 

20h30, arrive Triste Sire pour lancer la soirée. Triste Sire, un trio bien atypique, batteur carré, guitariste enplumé pas vraiment à son aise sur scène, et, point de convergence de tous regards, un(e) bassiste androgyne qui nous fait la totale :  ongles peints, bas déroulés sur les avant-bras, et voix de petite putain timide. Le registre pompe allégrement sur Placebo, avec une tonalité un poil plus hard, mais l'interprétation est impeccable. Certains passages ont la grandiloquence des comédies musicales,  le frisson des vieux manoirs, et l'on croit par moments entendre la crécelle de Piaf qui en ferait des tonnes. Triste Sire flirte avec le grotesque, mais ne vire jamais dans une vulgaire parodie de tafiole : le chanteur maintient tout du long son rôle ambigu avec une féminité déconcertante. Un truc que Jayne County n'a jamais réussi à faire. En bref, Triste Sire, ça pourrait être complètement ridicule, au final c'est plutôt remarquable, et amusant aussi. Commentaire de Miss Chtif : "On dirait Hedwig ("...and the angry inch") en mieux".

 

Parmi nos amis tout bourrés, on dégôte un ex-crêteux qui a vu sept fois les Bérus en concert (mais qui se fera quand même jeter par une jeune punk-gothique un peu plus tard). Pendant ce temps, la chanteuse de Nadj trimballe négligeamment sa grosse voix sur scène, un bâtonnet d'encens à la main, des collants résilles et une mini-robe sous laquelle tous les mecs materont pendant l'heure suivante. C'est marrant : dans Triste Sire, il y avait un gars qui se comportait comme une gonzesse, je trouvais ça sympa; dans Nadj, c'est l'inverse, mais c'est malheureusement moins inhabituel, en clair ça m'énerve  (relisez-voir le début de la chronique de Mademoiselle K pour comprendre pourquoi, on est en plein dedans, là). Bref, c'est parti pour Nadj : power trio, tendance grunge-stoner, le batteur est une bonne pile électrique. La chanteuse joue pas très bien de la gratte mais compense en gueulant fort. Le truc rigolo, c'est sa manière de se pencher en arrière entre deux plans, de sorte que la salle ait vue directe sur son espèce de pâte à cul entre les jambes (j'imagine ce qu'il se passe dans la tête du gamin qui est venu avec son père). Bon, les larsens inutiles qui durent cinq minutes, c'est quand même moins drôle (on mettrait ma grand-mère potards au taquet en face de l'ampli, ça rendrait pareil). Bonne énergie, donc, mais des chansons communes dissimulées derrière un gros son. Nota Bene : en mode bourré, j'aurais trouvé le son terrible, secoué ma carcasse et reluqué le minou de la chanteuse tout du long (alors que là, j'ai un peu regardé le batteur aussi).

 

Il est tard quand Gomm monte enfin sur scène : on espère que c'est à cause du dernier métro, mais la moitié de la salle se barre après deux morceaux seulement. On ne peut plus logique quand on considère que Gomm est sans doute ce qui se fait de plus original en ce moment dans nos contrées.

Rythmes répétitifs, sonorités post-punks, et sens aigu de la mise sous tension, Gomm joue tout sauf la facilité, et n'hésite pas à maltraiter son public le temps de bien développer ses structures. Des structures froides et ciselées, aux éraflures quasi-psychés plus présentes encore depuis la sortie de leur deuxième album. Pour mon troisième concert avec les Nordistes, je suis impressionné par leur maturité croissante : la maîtrise du jeu est totale, les nouveaux morceaux prennent une ampleur hypnotique, s'étalent sur de longues minutes en dehors des schémas traditionnels, et sans garantie de libération au final. Pari risqué mais tellement rafraîchissant.

Le groupe est d'une rare simplicité, ça aussi ça fait du bien :  décor d'ampoules et de néons tout en sobriété, à l'égal des guitaristes stylés au flegme quasi-britannique. Marie, les yeux grands ouverts sur son clavier, reste classieuse, convainc sans cabotiner. A droite, Olivier remercie timidement les gens entre les morceaux avant de relancer la machine avec un de ces riffs de batterie immédiatement identifiables dont il a le secret. Gomm explore sans barrière (ce doit être pour ça qu'on pense à Pere Ubu, parfois...) et se forge petit à petit une personnalité unique et discrète... qu'à peine 20 personnes continuent à apprécier en fin de soirée. Franchement, on les mérite pas. Messieurs dames des Gomm, je sais pas, changez de pays s'il le faut, mais surtout lâchez pas l'affaire, continuez comme ça, on en a besoin.

 

 Pour en savoir plus :

Triste Sire : le site net, et quelques morceaux en écoute sur MySpace

Nadj : le Myspace

Gomm : le site + un morceau en écoute dans la Radio du Chtif : "Into perfection"

par Chtif publié dans : Chroniques concerts
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Mardi 6 mars 2007

Considérons la chose du point de vue du mâle. Le spectateur lambda. Machiste, donc. Sous cet angle-là, la méfiance est de rigueur au premier abord. Il y a rarement plus énervant qu’une chanteuse rock qui veut faire plus mec que son poilu de batteur. Qui cherche d’emblée à clouer le bec aux blagues sexistes en ouvrant sa grande gueule. Mademoiselle K, à première vue, c’est un peu ça : en coulisses, la parisienne braille plus fort que tout le monde, et enchaîne les bonnes grosses vannes avec un air de "m’as-tu vu ?" qui éveille les soupçons. Cette fois, pourtant, pas d’imposture : Katerine (son petit nom, à ne pas confondre avec un autre amateur de boas roses) assume sa féminité avec des trucs en plume multicolores, joue de la guitare de façon honorable, et préfère, selon sa bio, la verveine à la picole bovine. Ouf.

 

 


La demoiselle est extravertie, certes, mais comme le sont les timides en manque de confiance et de reconnaissance. Reconnaissance que Mademoiselle K ne cesse de réclamer sur son premier single, "Ca me vexe". Accrocheur pour les passages radio, un peu lassant à la longue, le morceau donne le ton : le chant en français bien assuré trouve sa place entre Anaïs et M, avec quelques gimmicks de texte amusants à reprendre en chœur. Les guitares pop-rock dansent dans l’air du temps, une grosse lichette de Pixies-Radiohead par-ci, un doigt de garage par là. La première moitié de l’album est à l’unisson, avec une poignée de titres enlevés, sans surprise mais enthousiasmants. Les mâles sus-nommés apprécieront tout particulièrement de se faire amocher par le bagout sans appel de la maîtresse de maison sur "Crève".

 

 

 

 

La deuxième mi-temps se passera surtout entre filles, une fois n’est pas coutume. Sans fausse pudeur, Mademoiselle K dévoile ses petits secrets sous forme de lettres directement adressées à son prétendant. Elle doute, a peur du vide, veut faire quinquette avec son chéri… Les morceaux plus rêveurs (quelques influences post-rock pas dégoûtantes), plus intimistes trouveront surtout écho chez les jeunes auditrices en peine d’amour qui trouveront là une bonne copine à qui se confier. Le disque s’achève sur un "Final" taillé pour les fins de concert mais un peu maladroit sur disque avec ses  "Est-ce que ça vous a plu ? Est-ce que vous reviendrez ?". Toujours cette volonté de se rassurer… Un conseil, les gars : vaut mieux écouter Mademoiselle K, sinon on court droit à la bouderie, et on l’aura bien cherché. Après tout, une face A que les mecs ne renieront pas, une face B pour les filles… Pourquoi pas ?

 
Morceau qui tue : "Crève"

 

A lire également : la chronique de "Ca me vexe" par Oliv.

En Bonus, le clip de "Ca me vexe"...


...mais on vous conseille plutôt "Crève", en écoute dans la Radio du Chtif !

via Sefronia (c)

par Chtif publié dans : Chroniques disques
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Jeudi 1 mars 2007
Que cet article fasse suite au spécial "Présidentielles 2007" est un pur hasard. Loin de moi l'idée de faire du militantisme à deux balles (d'autres se donnent les moyens de le faire correctement), ou de vouloir enfoncer lourdement un clou qui n'en demandait pas tant.

Seulement voilà, impossible de ne pas vous faire profiter de la découverte inespérée du jour (dégôtée ici exactement) : la vidéo de "Porcherie" par les Bérus  à l'Olympia (89), oui oui, la version du live "Viva Bertaga", celle avec le fameux "La jeunesse emmerde le FN", on en a encore les oreilles qui saignent...

Il y a quelques temps, je vous vendais le "Lyse Ruchat des vidéos live" ("California über alles" - Dead Kennedys), et ben ça y est, on a trouvé un concurrent. Dix secondes de "T'gada t'gada t'gada !!" suffisent pour planter le décor :  Loran, pommettes saillantes, la gueule en ciseau, qui s'étrangle, François petit agité qui cogne, et la petite Titi derrière qui gesticule, putain... Impossible de trouver plus punk, plus urgent et sincère que ça. Il y a tout là-dedans, le discours de feu, le son de guitare qui scalpe (mine de rien, amis guitaristes, essayez de le faire, ce riff, pour voir...) et la boîte à rythme en ordre de marche, implacable. La salle est frénétique, la vidéo montée à la feuille de boucher, et pendant quelques instants on y croit, on se dit que le troupeau va quitter la salle et prendre la rue d'assaut. Pour autant, "Porcherie" n'est pas une machine de guerre : les Bérus dénoncent, mais restent toujours festifs, c'est la sarabande des masques et des vilains montent pousser leur petite beuglante dans le micro.


En plein milieu, Loran sonne le ralliement, les yeux fous noyés dans l'écho. On aurait tort d'en faire une icône, et pourtant émane de lui l'abandon rare et intouchable de ceux qui n'ont rien à perdre. "Nous sommes noirs, nous sommes blancs, nous sommes jaunes, et ensemble, nous sommes de la Dy-na-mi-te !!!". Le propos n'a pas changé d'un iota en 20 ans, et "Porcherie" reste un idéal punk intouchable, l'un des rares morceaux non-électro à passer systématiquement en rave. C'était leur toute dernière scène avant le "suicide" collectif du groupe, les places étaient à 30 balles, et les Bérus sont restés libres.



par Chtif publié dans : Every song tells a story
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Lundi 26 février 2007

Chtif'iens, Chtif'iennes,

 

Comme vous avez pu le constater, cette page a connu une bonne période de disette qui je l'espère ne se renouvellera pas de sitôt. Et oui, misère, le Chtif était au turbin les pieds dans la mélasse (pendant que la plupart d'entre vous se prélassait en vacances, bande de moules), et cloîtré dans une petite bourgade du 78. Ah... Epône Mézières, sa zone industrielle, son hôtel, sa... sa zone industrielle et euh... son hôtel. 

Quoi qu'il en soit, si vous croyez que cette période de surmenage a ramolli les aigreurs, vous vous trompez lourdement puisqu'aujourd'hui, le blog se lance dans l'ô combien périlleuse entreprise du débat présidentiel. Ouhla, on attaque les grands mots (Chtif = vendu), et pourtant un poil d'implication citoyenne n'est jamais de trop. Histoire de ne pas trop vous re-polluer les oreilles avec les médisances habituelles, le Chtif vous présente aujourd'hui un peu de nouveauté pour alimenter les discussions : les projets avortés d'affiches électorales des différents partis en lice. Dommage, les affiches officielles finalement placardées pour la campagne sont quand même beaucoup moins rigolotes. Bref, allons-y, de bord à bord :

 

Commençons par nos amis communistes, qui optèrent en première instance pour le dénuement et la simplicité avec cette magnifique ode à la camaraderie :

 Kraftwerk : "The Man-Machine"  (1978)

Sur les cendres encore rougeoyantes de la Guerre Froide, cette pochette réminiscente du style constructiviste russe (signée Karl Klefish) fut taxée sans discernement de propager des idéaux totalitaristes, communistes ou encore fascistes (en vrac... ).

 

 

Pour Lutte Ouvrière, pas question d'oublier les raisons de la colère :

Pink Floyd : "Animals" (1977)

La pochette représente la centrale électrique de Battersea (Londres) survolée par l'infâme cochon de baudruche du capitalisme. Anecdote amusante : lors d'une session photo, le cochon pris son envol : un hélicoptère tenta de l'abattre, en vain. Les contrôleurs aériens dûrent alors signaler aux appareils en vol la présence dangereuse d'un gros cochon rose à 20000 pieds. Celui-ci atterrit finalement dans un champ sans dommage. (plus d'infos ici)

 

 

Fini les p'tis zoziaux, les p'tites rivières sur les n'affiches, maintenant ça urge : la poubelle Terre, c'est déjà là, et les Verts passent la seconde.

 Anthrax : "Stomp 242" (1995)

Anthrax : un nom métallos bien inspiré qui rameuta par erreur sur leur site net des millions de visiteurs désorientés par la menace d'attaque bactériologique, après les attentats de 2001. Alors que "Aeroplane" ou les RATM se voyaient interdits de radio, on exigea même du groupe qu'ils changent de nom... Pas de chance, aux dernières nouvelles, Anthrax se répand toujours.

 

 

Après une bonne partie de campagne, qu'il fait bon partager un moment de détente rabelaisien avec nos amis de Chasse Pêche Nature et Tradition :

 Nashville Pussy : High as Hell (2000)

Nashville Pussy tire son nom d'une chanson de Ted Nugent, autre barjot notoire niveau armes à feu. Représentant de la NRA, Nugent prône l'auto-défense ("I want rapists dead. I want burglars dead. [...]No court case. No parole. No early release. I want 'em dead") et ne refous plus les pieds au Canada depuis que la chasse à l'ours y est interdite...

 

 

Les éternels partisans du clivage droite/gauche lorgneront du côté qui leur sied avec les deux charmants bambins ci-dessous. A noter que l'attribution respective de ces deux affiches au PS et à l'UMP varie selon l'interlocuteur :

Van Halen : "1984" (1984)

Black Sabbath : "Born again" (1983)

Steve Joule, à qui le design de cette pochette fut confiée, sabota volontairement le boulôt en vue d'aller bosser avec Ozzy Osbourne, ex-chanteur du Sabbath. Las, Tony Iommi le guitariste s'accomoda parfaitement du résultat final. A part un ou deux death métalleux, personne n'a encore compris pourquoi.

 

 

Et naturellement, les indécis pas pressés d'opter pour un côté plutôt qu'un autre pourront garder le cap en plein Centre, avec l'UDF. Le Miracle de l'Amour, tous ensemble dans la même direction.

Queen : "The miracle" (1989)

Le morphing des visages, petite prouesse visuelle en 89, symbolisait sur cet album l'unité du groupe (tous les morceaux sont pour la première fois signés collectivement). Il permettait d'autre part de dissimuler pour quelques temps encore la maladie de Freddie...

 

 

Enfin, saluons nos indéboulonnables d'extrême-droite, jamais avares d'une petite provoc' pour faire parler les médias.

 Killing Joke : "Laugh ? I nearly bought one" (1992)

Les Killing Jokes d'étaient fait interdire de concert à Glascow avec cette affiche d'un prêtre (le Pape ?) passant en revue les troupes nazies. Du coup, ils l'ont réutilisée pour la pochette d'une compile. C'est de bonne guerre.

Voilà, voilà, on a fait le tour, là, y'a plus qu'à, comme on dit.

Ceci dit, si malgré tout vous n'arrivez pas à choisir parmi toutes ces merveilles de créativité, il reste toujours la possibilité de voter blanc :

The Beatles : "White album" (1968)

Mouais, je l'avais déjà utilisée celle-là...

par Chtif publié dans : Cover art
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Ptite pensée ...


Ce site est dédié au plus imprévisible  des chefs cuistos: Keith Moon.
(c'est un peu le bordel sur ce site : il aurait adoré)

La plupart des chroniques publiées ici sont aussi dégotables sur http://www.sefronia.com .



Ils parlent du Chtif : ça prouve qu'ils ont bon goût (ah ah...)
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